Martin Cauchon, président exécutif de Groupe Capitales Médias

Martin Cauchon: la hantise de l'échec ne paralyse pas les jeunes entrepreneurs

Au cours de sa carrière d'avocat, de politicien et, maintenant, de propriétaire de six quotidiens régionaux au Québec, dont Le Soleil, Martin Cauchon en a côtoyé des entrepreneurs.
Il voit en eux des hommes et des femmes qui ne se laissent nullement influencer par la peur de l'échec.
«De crainte de rater leur coup, de faire faillite et d'en porter les stigmates jusqu'à la fin de leurs jours, les Québécois, pendant longtemps, n'ont pas été portés vers l'entrepreneuriat», a constaté le président exécutif de Groupe Capitales Médias.
«Heureusement, la jeune génération n'est pas hantée par cette peur de l'échec. Par le démarrage d'une nouvelle entreprise ou encore par le transfert d'une propriété existante, ils sont de plus en plus nombreux à sauter dans l'aventure entrepreneuriale. Ils s'y engagent avec la volonté de travailler fort et de se battre en ayant la ferme conviction, en bout de ligne, qu'ils réussiront.»
Martin Cauchon le reconnaît. N'est pas entrepreneur qui veut.
«Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir le pif entrepreneurial. Et ça ne s'apprend pas nécessairement sur les bancs d'école», souligne-t-il en ne manquant pas de mentionner le travail effectué par l'École d'entrepreneurship de Beauce pour rendre les entrepreneurs encore plus performants dans la gestion de leur compagnie et plus conscients de ce qu'ils peuvent apporter à leur communauté. «C'est exceptionnel ce qui se fait à Saint-Georges.»
Pour Martin Cauchon, un entrepreneur, c'est celui qui sait voir venir les choses.
«Tout bouge autour de nous. À tout moment, de nouvelles tendances poussent à gauche et à droite. Les innovations technologiques apportent des tas de nouvelles possibilités. L'entrepreneur, lui, voit tous ces changements se produire et parvient à déceler des opportunités d'affaires. Il a la capacité de saisir la balle au bond et d'arriver sur le marché avec un produit ou un service qui répondra à la demande créée par tous les vents de changement.
«Ce qui caractérise aussi les entrepreneurs, c'est leur volonté de faire une différence», fait remarquer M. Cauchon.
Promouvoir l'entrepreneuriat
De l'avis de ce dernier, les jeunes s'inspirent de modèles lorsque vient le temps de déterminer un choix de carrière.
Combien de jeunes ont décidé de jouer au hockey après avoir vu Guy Lafleur, Wayne Gretzky ou Sidney Crosby? Les exploits de l'astronaute Julie Payette ont aussi poussé de nombreux adolescents vers les métiers et les professions scientifiques.
«Il faut mettre en évidence des modèles qui valoriseront l'entrepreneuriat», affirme le patron de presse.
«L'entrepreneuriat, il faut que ça devienne un choix naturel au Québec et ça fait partie de notre mission, de notre mandat dans chacune des régions que nous couvrons de refléter la vigueur et la détermination de nos entrepreneurs.»