Des milliers d'emplois sont menacés par l'imposition par les États-Unis d'un droit compensateur de 20 % sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre.

Marche pour contester la taxe américaine du bois d'oeuvre

Au moment où les décisions américaines mettent en péril l'industrie canadienne du bois d'oeuvre, une marche de solidarité pour la forêt se tiendra dimanche à Dolbeau-Mistassini, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Cette ville, comme plusieurs autres communautés du Québec et du Canada, dépend en partie de la forêt, abritant une scierie et une usine de pâtes et papiers.
Selon le maire Richard Hébert, il faut «transmettre un message fort aux autorités concernées».
Les États-Unis imposeront des droits compensateurs d'une moyenne de 20 % sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre.
Le président québécois du Syndicat des métallos, Alain Croteau, qui participera à la marche, estime qu'il faut dénoncer cette taxe et se «tenir debout».
Il rappelle que cette industrie crée 60 000 emplois au pays, et que la décision des États-Unis, risque de provoquer des milliers de mises à pied.
M. Croteau demande au gouvernement fédéral de modifier la loi sur l'assurance-emploi afin que les travailleurs qui seront touchés puissent bénéficer rapidement de l'assurance-chômage et d'une formation professionnelle pour se «placer» ailleurs.