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Président de l’entreprise Maple 3, Stephane Nolet est d’avis que l’eau d’érable était une richesse qui était sous exploitée. Il a ajouté qu’à cause de ses vertus, elle pouvait servir à bien d’autres choses qu’à la simple fabrication de sirop, de beurre, de sucre ou de tire d’érable. 
Président de l’entreprise Maple 3, Stephane Nolet est d’avis que l’eau d’érable était une richesse qui était sous exploitée. Il a ajouté qu’à cause de ses vertus, elle pouvait servir à bien d’autres choses qu’à la simple fabrication de sirop, de beurre, de sucre ou de tire d’érable. 

Maple 3 lance ses eaux d’érable pétillantes

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
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Commercialisant depuis 2013 de l’eau d’érable pure, un produit distribué dans une dizaine de pays, l’entreprise québécoise Maple 3 a lancé, il y a quelques jours, une nouvelle gamme d’eaux d’érable pétillantes certifiées biologiques par Ecocert Canada puisqu’elles ne contiennent aucun agent de conservation. Elles sont offertes en trois saveurs rafraîchissantes, soit original, lime et pêche-mangue.

«Au cours des dernières années, le marché des breuvages a beaucoup changé», a expliqué M. Stephane Nolet, président de Maple 3, une entreprise dont le siège social est dans Limoilou et dans laquelle messieurs Yannick Leclerc et Guillaume Crouzet sont actionnaires minoritaires. «Le goût des consommateurs a évolué, allant d’un intérêt pour les sodas et les jus sucrés à des options d’hydratation saines offrant des avantages nutritionnels et fonctionnels. L’objectif était de revaloriser un produit d’ici qui vient directement de la nature. Nous avons donc décidé d’élargir notre offre, afin de proposer un plus vaste choix aux gens qui souhaitent adopter un mode de vie sain.»

M. Nolet a indiqué que l’eau d’érable pétillante pouvait autant être bue nature qu’utilisée en mixologie où elle remplacerait le tonic. Elle accompagnerait ainsi très bien le gin. «Et l’avantage de notre eau pétillante est qu’elle ne contient que très peu de calories.»

Producteur de sirop de quatrième génération, M. Nolet, un consommateur d’eau de source, a dit qu’il a toujours été sensibilisé aux eaux en général. Au printemps 2009, alors qu’il se promenait sur sa terre pour entailler des érables et se préparer à produire du sirop d’érable, il s’est retrouvé épuisé et déshydraté. Il a pris une gorgée de sève d’érable qui s’écoulait d’un érable. Non seulement il s’est senti réhydraté, mais il a aimé le goût. Et il a ensuite continué à en boire. C’est de là que l’idée de mettre sur le marché de l’eau d’érable lui est venue.  


« J’aimais beaucoup le concept de commercialiser un produit que je consommais dans le temps des sucres, mais que je ne pouvais pas retrouver à l’année parce qu’il n’existait pas sur le marché. »
Stephane Nolet, président de Maple 3

M. Nolet a alors acheté une érablière vierge centenaire dans le Centre du Québec qu’il a décidé d’entailler uniquement pour la production d’eau d’érable. Ont ensuite suivi de nombreux tests, du travail avec des chercheurs de l’université Laval, l’achat d’équipement pour maximiser la conservation et la pureté de l’eau et de la recherche en qualité et en transport. Les premiers tests d’embouteillages ont été faits en 2012 et les premiers tests de commercialisation en 2013.

Richesse mal exploitée

Selon M. Nolet, l’eau d’érable était une richesse qui était sous exploitée. Il a ajouté qu’à cause de ses vertus, elle pouvait servir à bien d’autres choses qu’à la simple fabrication de sirop, de beurre, de sucre ou de tire d’érable.

La firme Québécoise Maple 3 vient de lancer des eaux pétillantes à l’érable. Elles sont offertes en trois saveurs rafraîchissante, soit original, lime et pêche-mangue. Ces eaux peuvent être bues natures ou être utilisées en mixologie pour remplacer le tonic. 

«On a fait un peu fait le travail à l’envers dans le cas de l’eau d’érable. Normalement, on cherche d’abord à maîtriser à 100 % la matière première. Quand on le fait, on élimine énormément de problèmes de saveur, de conservation, etc. qui peuvent survenir dans la chaîne de production. Mais dans le cas de l’eau d’érable, on est tout de suite passé à la transformation du produit.

«L’eau d’érable contient 46 éléments bioactifs faisant partie de la famille des antioxydants, dont des minéraux et des électrolytes provenant directement de la filtration faite par les racines des arbres. Et le sucre qu’elle renferme est un sucre simple. C’est une eau d’une très grande qualité à laquelle on confère de nombreuses vertus.»

Selon M. Nolet, la commercialisation de l’eau d’érable pourrait ouvrir de nouvelles avenues à l’industrie de l’acériculture et contribuer à sa croissance. Elle pourrait aussi avoir un impact chez les producteurs d’équipements d’érablières qui pourraient travailler à développer des appareils de plus en plus avant-gardistes pour la production d’eau d’érable.

«Quand on a commencé à produire de l’eau d’érable, il n’y avait rien. C’est nous, en travaillant aussi en recherche et développement avec certains laboratoires et certains centres de recherches, qui avons créé des machines nous permettant d’avoir un suivi sur l’évolution bactérienne et la qualité de l’eau d’érable.

«L’eau d’érable est un produit fragile. Elle peut se contaminer facilement. Pour être capable de bien la préserver, il faut bien connaître la matière première et bien maîtriser la production en général. Elle doit demeurer au froid et elle doit être conditionnée rapidement puis filtrée.  Elle demande ensuite un suivi incroyable pour arriver à l’usine en étant toujours un produit de grande qualité. L’autre grand défi que nous avons est d’avoir une constance de produit au niveau du goût notamment. C’est un procédé assez complexe. Mais parce que nous avons plusieurs années d’expérience dans le domaine, c’est quelque chose que nous maîtrisons très bien.»

Même si les ventes d’eau d’érable ne cessent d’augmenter, des ventes auxquelles s’ajouteront celles de l’eau pétillante, et même si la récolte d’eau d’érable est très limitée dans le temps et très imprévisible, la météo y jouant un grand rôle, M. Nolet a mentionné que jusqu’à maintenant, son entreprise avait toujours été en mesure de répondre à toutes les demandes de ses clients.

«On s’ajuste toujours. Et on prend nos commandes plusieurs mois avant que les érables se mettent à couler, soit en novembre, au plus tard en décembre. C’est en janvier que l’on se prépare pour notre production. Comme on sait que nos ventes ont toujours bien progressé, on travaille chaque année pour élargir davantage notre réseau d’approvisionnement auprès de nos producteurs et pour améliorer leur équipement. On travaille aussi à conditionner l’eau d’érable récoltée afin de pouvoir l’entreposer par la suite et être capable d’embouteiller à l’année.»

La firme Québécoise Maple 3 vient de lancer des eaux pétillantes à l’érable. Elles sont offertes en trois saveurs rafraîchissante, soit original, lime et pêche-mangue. Ces eaux peuvent être bues natures ou être utilisées en mixologie pour remplacer le tonic.