La ministre du Travail, Agnès Maltais.

Maltais était trop occupée pour annoncer la hausse du salaire minimum

La ministre Agnès Maltais assure qu'elle était trop occupée pour annoncer en décembre, comme à l'habitude, la hausse du salaire minimum à 10,35$ de l'heure à partir du 1er mai 2014.
Comme l'a écrit Le Soleil, mercredi, les travailleurs aux plus faibles revenus bénéficieront cette année d'une hausse de leur salaire. Ils gagneront 20 ¢ de l'heure de plus, a indiqué la ministre du Travail, mercredi. Le taux horaire minimum des travailleurs à pourboire passera quant à lui de 8,75 $ à 8,90 $. 
«Il faut augmenter le salaire minimum sinon les travailleurs perdraient leur niveau de vie, a fait valoir la Mme Maltais. Ils sont les plus affectés par les hausses des tarifs d'électricité potentielles, la hausse des aliments, des taxes municipales et donc des loyers.»
Règle générale, l'annonce de la hausse est faite en décembre. Cela permet aux entreprises d'en tenir compte dans leur budget. Mercredi, la ministre Maltais s'est défendue d'avoir gardé la nouvelle dans sa besace électorale. 
«En décembre, je vous dis, tout mon travail s'est porté sur les régimes de retraite», a indiqué la ministre du Travail. L'organisation des forums avec les municipalités, les universités et le secteur privé sur les régimes de retraite aurait occupé toute la plage horaire de la ministre. «Croyez-moi bien, j'ai fait le maximum, a juré Mme Maltais. Ce qui est important pour moi, c'est que cette hausse entre en vigueur le 1er mai.» 
Depuis son arrivée au pouvoir, le Parti québécois aura haussé de 45 ¢ le salaire minimum, a-t-elle souligné. Cette augmentation touchera plus de 345 000 personnes. Plus de 9 salariés sur 10 au taux minimum au Québec sont dans le secteur des services, comme l'hôtellerie, la restauration ou le commerce au détail. «On est capable comme société de se dire qu'on accorde
20 ¢ de plus aux travailleurs les plus pauvres, a déclaré la ministre Maltais. Ce n'est pas exagéré et c'est un afflux direct dans notre économie.»
Payés au rendement
Selon la ministre, les entreprises étaient au courant qu'une hausse du salaire minimum arrivait puisqu'elle en avait déjà parlé. 
Par ailleurs, Mme Maltais a fait savoir que les cueilleurs de framboises ou de fraises continueront à être payés au rendement. Leur rémunération augmente de quelques sous le kilogramme récolté. «Nous mettons en place un comité chargé d'étudier la question de la rémunération dans ce milieu», a indiqué la ministre.