Pour le président du Groupe Optel, Louis Roy, le financement reçu par le gouvernement fédéral permettra à sa supergrappe SCALE.AI de révolutionner le secteur industriel à travers le monde.

Louis Roy et Optel pour changer le monde

Québec réaffirme son leadership dans le secteur de l’innovation technologique, croit le président du Groupe Optel, Louis Roy, au lendemain où la supergrappe qu’il copréside a décroché un juteux investissement de la part du gouvernement fédéral pour un projet sur les chaînes d’approvisionnement propulsées par l’intelligence artificielle.

Et les retombées seront concrètes, ajoute-t-il : création de milliers d’emplois sur plusieurs années chez Optel et ailleurs dans la région, mais surtout, un changement des façons de faire dans le secteur industriel, le tout dans une perspective de développement durable.

«Ça va créer beaucoup de possibilités de contrats. Un des buts de la supergrappe, c’est de faire des [projets] pilotes avec ces technologies et de pouvoir les commercialiser à travers le monde», explique Louis Roy, l’un des principaux cerveaux derrière ce grand projet.

L’entreprise de Québec n’est pas la seule originaire de la région à faire partie du consortium nommé SCALE.AI, qui regroupe près de 80 partenaires. La Maison Simons, Coveo et l’Université Laval sont aussi impliqués. «Notre projet va avoir un impact sur tout le tissu industriel canadien. Ça va améliorer les performances des secteurs agricole, minier, automobile, de la consommation et de la transformation. Ça va même avoir des impacts positifs sur l’environnement et la qualité de vie des personnes», précise M. Roy.

L’homme ne cache pas sa motivation de changer le monde dans un but «très humaniste». «La chaîne d’approvisionnement est la base de la société, c’est les échanges de biens. On vient jouer là-dedans. Le gouvernement canadien ne pouvait pas passer à côté de ça», justifie-t-il au sujet à l’obtention par sa supergrappe du financement fédéral, qui s’élève à près de 230 millions de dollars.

Lier les acteurs
L’idée de M. Roy, lorsqu’on parle de «chaînes d’approvisionnement intelligentes», est de lier le consommateur au manufacturier, puis ce dernier au producteur, dans l’optique de réduire l’empreinte écologique de la production et de favoriser la satisfaction des besoins des clients.

«Par exemple, quand vous allez dans un magasin et qu’il y a des liquidations, ça veut dire que le manufacturier a produit trop de biens par rapport à la demande, donc il y a un problème à faire le lien entre ce que le client voulait et ce qui a été produit. Tout ça a des impacts environnementaux», argue-t-il.

«Pour l’usager, ça va lui donner un produit de meilleure qualité, avec un moindre impact environnemental. La chaîne d’approvisionnement intelligente va mieux comprendre les besoins du client pour lui apporter ce qu’il a besoin au moment où il en a besoin», poursuit l’entrepreneur.

La supergrappe SCALE.AI, dont fait partie Optel, vise à améliorer les performances des industries pour faire du Canada un leader mondial de l’exportation.