Pour l’année financière 2016-2017, 1347 parieurs ont demandé de restreindre leur accès au Salon de jeux de Québec, 1322 à Trois-Rivières, 1528 à Montréal et 1316 à Charlevoix. Précisons qu’un joueur peut demander de limiter son accès à plus d’un établissement.

Loto-Québec: hausse de 23% des joueurs qui s’excluent

Le programme d’auto­exclusion de Loto-­Québec gagne des adeptes. Le nombre de joueurs n’ayant plus accès aux casinos, aux salons de jeux et au site lotoquebec.com a bondi de 23 % en l’espace d’un an.

Selon des données obtenues par Le Soleil, lors de l’année financière 2012-2013, 3037 personnes avaient choisi de s’exclure du jeu en ligne, des casinos ou des Salons de jeux de Québec ou de Trois-Rivières. En 2015-2016, ce chiffre a bondi à 3604 et finalement à 4436 l’an dernier.  

Sur une période de cinq ans, cela représente une augmentation de 46 %. Selon l’analyse de Loto-Québec, cette hausse est attribuable à la croissance du nombre de parieurs en ligne.

«Les revenus provenant du jeu en ligne sont en progression depuis les dernières années. Par exemple, entre 2015-2016 et 2016-2017, les revenus ont progressé de près de 30 %, passant de 66,1 millions $ à 85,9 millions $. La croissance des revenus, et par le fait même l’achalandage sur le site, suit une tendance similaire à celle du nombre de personnes qui ont demandé à s’exclure du site», note le porte-parole, Renaud Dugas. «Le fait que le programme d’autoexclusion soit de plus en plus connu et fonctionne bien fait aussi partie de l’équation», poursuit-il.

Au cours des dernières années, la société d’État a mis en place une série de mesures pour venir en aide aux joueurs en difficulté, notamment la création du site Le jeu doit rester un jeu. Les employés ont également été formés pour intervenir avec des clients présentant des signes de détresse.

Lorsqu’un client choisit de s’exclure d’un (ou des) espace de jeux, la durée de l’interdiction peut varier de trois mois à cinq ans.


« La croissance des revenus, et par le fait même l’achalandage sur le site, suit une tendance similaire à celle du nombre de personnes qui ont demandé à s’exclure du site »
Renaud Dugas, porte-parole chez Loto-Québec

Pour l’année financière 2016-2017, 1347 parieurs ont demandé de restreindre leur accès au Salon de jeux de Québec, 1322 à Trois-Rivières, 1528 à Montréal et 1316 à Charlevoix. Précisons qu’un joueur peut demander de limiter son accès à plus d’un établissement.

Moyens de surveillance

Quant aux moyens mis en place par Loto-Québec pour empêcher ces joueurs, parfois déguisés ou avec de fausses cartes d’identité, de revenir dans leurs édifices ou de jouer en ligne, la société d’État indique que chaque citoyen ayant adhéré au programme est pris en photo. Cette dernière est par la suite distribuée dans les établissements en question.

«Le personnel de la sécurité, que ce soit sur le plancher ou derrière les caméras, prête une attention particulière à la détection des clients auto-exclus en consultant les banques de photos, en surveillant les entrées dans nos établissements et les aires de jeux. D’autres mesures sont également en place pour repérer ces clients, mais nous ne pouvons les divulguer afin de conserver leur efficacité», énumère M. Dugas.

Dans une demande d’accès à l’information, Loto-­Québec indique ne pas détenir de données sur le nombre de joueurs, membre du programme, intercepté dans ses casinos. Chaque année, les établissements de la société d’État accueillent environ 10 millions de visiteurs.