L’or beauceron à la Bourse

Les Champs d’Or de la Beauce (Beauce Gold Fields) deviendra une compagnie publique cet automne. L’entreprise réalise actuellement de la prospection près de la municipalité de Saint-Simon-les-Mines afin de dénicher le précieux métal jaune.

«Les recherches avancent», assure au Soleil la direction. L’an dernier, la compagnie aurifère, qui détient des droits miniers dans la région sur une superficie de 4800 hectares, avait annoncé la découverte d’une faille majeure de plus d’un kilomètre et demi le long du rang Saint-Gustave. L’entreprise estimait qu’elle pouvait mener à l’un «des plus importants gisements sur ce territoire».

Au cours des derniers mois, de nouvelles études de sol ont été réalisées aux alentours de la faille par des chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et les résultats devraient aboutir d’ici la fin de l’année. La zone d’exploration est de 6 km par 0,5 km.

Il est important de rappeler que certaines des plus imposantes pépites d’or dans l’histoire du Canada ont été découvertes dans la rivière Gilbert, à proximité de Saint-Simon-les-Mines, soit la Kilgour d’un poids de 51 onces, la MacDonald de 45 onces et la St-Onge de 42 onces.

Vers la fin du 19e siècle, ce territoire, entre autres, le long du ruisseau Giroux, a d’ailleurs été très prisé par «les chasseurs de trésors». Saint-Simon-les-Mines est une municipalité d’environ 500 habitants. Elle se trouve à mi-chemin entre Beauceville et Saint-Georges.

Dès septembre

Aujourd’hui, afin de pouvoir poursuivre ses recherches, les Champs d’Or, une filière de la société Ressources HPQ Silicium (TSX : HPQ), s’installera en septembre sur le parquet torontois.  

«La semaine dernière, les actionnaires ont approuvé la création de la nouvelle société. Nous allons être à la Bourse de croissance», raconte Patrick Levasseur, patron de l’entreprise. L’homme d’affaires tente avec ses associés de découvrir la provenance de l’or dans cette région depuis 2010. Selon lui, la source pourrait se situer dans la vallée de la rivière ­Gilbert.

«On veut devenir une compagnie publique avec un placement de 500 000 $. On va réaliser un premier appel public à l’épargne [PAPE]. On veut vendre les actions à 10 cents. La société possède une valeur de capitalisation de 1,3 million $», poursuit-il.


« La semaine dernière, les actionnaires ont approuvé la création de la nouvelle société. Nous allons être à la Bourse de croissance »
Patrick Levasseur, patron des Champs d’Or

Pour illustrer l’importance de sa découverte en 2017, M. Levasseur dresse un parallèle entre la faille à proximité de Saint-Simon-les-Mines et celle sur le territoire de Val-d’Or (Cadillac). Cette dernière, qui s’étend de l’Abitibi-Témiscamingue jusqu’à Timmins, en Ontario, est d’environ 320 kilomètres. Et plusieurs compagnies minières se sont installées à proximité.

Si tout se déroule selon ses plans, le pdg aimerait entreprendre un nouveau programme de forages dans la région en 2019. Il a déjà réalisé des forages par le passé sur ce territoire alors que sa compagnie portait le nom d’Uragold Bay Resources. Cette fois, il se dit plus optimiste, mais conscient qu’il reste encore beaucoup de boulot à accomplir avant de crier victoire.

D’autres travaux doivent encore être réalisés pour délimiter l’étendue de la faille géologique.

Vendredi, vers 11h, à la Bourse de Toronto, le titre de HPQ Silicium valait 0,085 $ et l’once d’or se négociait à environ 1544 $.

En début de semaine, le gouvernement du Québec a annoncé une aide financière de 1,8 million $ à HPQ Silicium (HPQ Silicon Resources) pour la finalisation d’un équipement pilote de transformation du quartz en silicium métal d’une capacité de 50 tonnes métriques. Le projet est évalué à 8,96 millions $.