Les cours du pétrole ont chuté mercredi au plus bas de l'année, sous le coup de chiffres hebdomadaires franchement défavorables sur l'offre américaine, les stocks de brut ayant bondi tandis que la production a poursuivi sa reprise.

L'offre mondiale de pétrole en chute après 2020, selon une agence

Une agence internationale prévient que l'offre mondiale de pétrole pourrait fléchir après 2020, ce qui se traduirait par une augmentation des prix.
Il y a actuellement une surabondance sur le marché, a estimé lundi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui estime que les réserves actuelles sont adéquates pour les trois prochaines années, notamment grâce à une augmentation de la production aux États-Unis ainsi qu'à quelques autres endroits dans le monde.
L'agence prévient toutefois que la situation pourrait changer après 2020 si de nouveaux projets ne vont pas de l'avant.
Les investissements dans de nouveaux projets ont plongé depuis que les prix de l'or noir ont entamé leur glissade, vers la mi-2014. De plus, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole a convenu de réduire sa production à court terme afin de faire grimper les prix.
À l'échelle mondiale, la demande énergétique continue d'augmenter - la Chine et l'Inde représentent environ la moitié de cette croissance - mais la croissance est moins marquée par rapport à il y a quelques années.
L'Agence publiait lundi ses plus récentes prévisions pour les cinq prochaines années.
Le pétrole s'est transigé à des prix planchers - sous la barre des 30 $ US le baril - mais les cours ont repris du poil de la bête pour se négocier à plus de 50 $ US le baril.
Cette situation a provoqué une augmentation de la production aux États-Unis.
Le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, affirme que le rebond américain dépendra des prix sur les marchés. L'Agence prévoit un scénario où le prix du baril pourrait atteindre 80 $ US et un autre dans lequel les cours seraient d'environ 50 $ US le baril.
La production de pétrole augmente également au Brésil ainsi qu'au Canada, mais cette situation s'explique par des projets lancés avant la glissade des prix.
Les prévisions de l'AIE ne tiennent pas compte des changements - comme des exigences moins élevées pour les véhicules en ce qui attrait aux émissions et règles moins sévères entourant la production de pétrole et gaz - qui pourraient être mis de l'avant par le président américain Donald Trump.