Plus de 350 personnes ont perdu leur emploi lors de la fermeture du Concorde.

Loews reste muet sur l'avenir du Concorde

«L'hôtel a fermé le 12 février.» Voilà le seul commentaire que se borne à partager la direction de Loews à New York, au sujet de l'établissement emblématique de la Grande Allée que l'homme d'affaires Eddy Savoie cherche à convertir en résidence pour personnes âgées.
La Ville a beau avoir commandé une étude sur les impacts économiques d'un changement de vocation de l'immeuble qui devrait prendre trois mois, alors que l'entente de principe avec le seul acheteur sérieux des deux dernières années se termine vendredi, Loews ne souhaite pas commenter davantage le dossier, et ce, même si la société se retrouve présentement propriétaire d'une coquille vide dans le secteur touristique de Québec. Rappelons que la fermeture du Loews a entraîné la perte de plus de 230 emplois dans la capitale, de même que de plus de 400 chambres à deux pas des Plaines et de la colline parlementaire.
Jointe à New York, la directrice des relations publiques de Loews, Sarah Murov, n'a pas rappelé Le Soleil, se contentant de répondre dans un courriel laconique que «l'hôtel a fermé le 12 février, merci».
De son côté, l'acheteur Eddy Savoie, propriétaire des Résidences Soleil, n'a aucune idée de ce qu'il adviendra de l'entente de principe qu'il a conclue avec la société cotée à la Bourse. Ce qui le chicote, c'est que la Ville ne lui a offert aucune garantie qu'à la fin des trois mois de l'étude commandée par les élus municipaux, si aucun acheteur hôtelier ne s'est manifesté, il puisse recevoir le feu vert pour transformer le Concorde. «On négocie quasiment dans le vide», illustre-t-il, ne se laissant toutefois pas décourager par la situation.
Délai supplémentaire
Dans la lettre transmise à M. Savoie pour l'informer du délai supplémentaire demandé pour la demande de changement de zonage, la Ville écrit qu'elle anticipe qu'elle aura besoin de trois mois pour la réalisation de l'étude effectuée par un expert externe, «ce qui reportera d'autant la réponse à votre demande de modification». «Tous les faits sont déjà connus et on est d'accord que c'est mieux que ça reste un hôtel, concède M. Savoie. Mais ça prend quelqu'un qui veut l'opérer. Ce n'est pas le gouvernement provincial ni la Ville de Québec qui va [le faire]», dit-il.
La conseillère Julie Lemieux a pour sa part confirmé qu'il n'y a aucune garantie pour M. Savoie et son projet au terme de l'étude. «Tout dépendra des conclusions de la firme externe», explique-t-elle.