Le retard serait dû à des délais dans la mise en disponibilité de moteurs par son fournisseur, Pratt et Whitney. Nouveau défi pour le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare.

Livraisons de CSeries retardées

Bombardier livrera deux fois moins de CSeries cette année étant donné que le constructeur du moteur de l'appareil, Pratt & Whitney, connaît des pépins avec sa cadence de production.
L'avionneur québécois, qui prévoyait livrer 15 appareils à Swiss International Air Lines et Air Baltic cette année, a annoncé mardi qu'il abaissait sa prévision à sept avions.
Cet autre écueil rencontré par le programme CSeries a été mal reçu par les investisseurs. L'action de Bombardier a cédé mardi 9 ¢, soit 4,3 %, pour clôturer à 2,03 $ à la Bourse de Toronto.
«Ce n'est pas lié à des problèmes techniques», a assuré une porte-parole de l'entreprise, Isabelle Gauthier, au cours d'un entretien téléphonique, sans fournir d'autres détails.
Pratt & Whitney a refusé à fournir les détails entourant les problèmes de livraison ainsi que des impacts potentiels sur sa main-d'oeuvre au Québec.
En dépit de ce nouveau pépin, Bombardier (TSX : BBD.B) estime toujours être en mesure de produire entre 90 et 120 CSeries par année d'ici 2020.
L'entreprise s'expose à des pénalités auprès de Swiss et Air Baltic - ses clients de lancement pour les avions CS100 et CS300 -, mais elle devrait être compensée par un dédommagement de la part de Pratt & Whitney, a indiqué Mme Gauthier.  
La première livraison du CS300, la version plus grande de l'avion, au transporteur letton Air Baltic est toujours prévue pour l'automne, a assuré la porte-parole de Bombardier.