Spécialisée dans la fabrication, la conception et la vente de meubles à base d’acier et de bois, l’entreprise Amisco sert aujourd’hui de gagne-pain à environ 300 travailleurs.

L’Islet: Amisco accueille de nouveaux actionnaires

Le manufacturier Amisco ouvre ses livres et accueille de nouveaux actionnaires pour poursuivre sa croissance et s’assurer de demeurer une propriété québécoise.

Desjardins Capital et Investissement Québec ont annoncé par voie de communiqué vendredi devenir copropriétaires avec la famille Poitras de l’entreprise de L’Islet.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Desjardins détiendra 42 % des parts,  la famille Poitras 30 % et Investissement Québec 28 %.

«L’ouverture de notre actionnariat à ces nouveaux partenaires nous réjouit puisque nous demeurons actionnaires et continuerons, avec l’équipe de direction, à gérer les opérations courantes, forte de la connaissance approfondie que nous avons du marché nord-américain», a indiqué le président et chef de la direction d’Amisco, Réjean Poitras. «Ce partenariat nous permettra d’assurer la pérennité de  l’entreprise à plus long terme», poursuit l’homme d’affaires.

Spécialisée dans la fabrication, la conception et la vente de meubles à base d’acier et de bois, l’entreprise Amisco sert aujourd’hui de gagne-pain à environ 300 travailleurs répartis dans deux usines à Saint-Pascal et L’Islet. 

États-Unis

Plus de 50 % du chiffre d’affaires de la compagnie provient de ventes réalisées au pays de Donald Trump. L’entreprise compte plus d’un millier de points de vente pour ses lits, ses chaises ou ses tables, entre autres, au Canada et aux États-Unis. 

Leurs produits sont notamment disponibles chez Tanguay et Brault & Martineau.

Le président d’Amisco ne cache pas que sans l’intervention de ces nouveaux actionnaires, la compagnie aurait pu éventuellement être vendue à l’étranger. Le parton représente la troisième génération de Poitras à la tête de l’entreprise fondée en 1954 et aucun enfant de la famille n’a levé la main pour prendre la relève.

«Dans nos choix, une vente à l’étranger, cela ne me plaisait pas et je voulais demeurer actif comme président et chef de la direction», avance-t--il, précisant que cette entente ne changera rien pour le consommateur.

Au cours des quatre dernières années, Amisco a vu son chiffre d’affaires plus que doublé. En raison de la forte demande, la direction n’écarte d’ailleurs pas la possibilité d’ouvrir une nouvelle usine. Une acquisition figure également dans les plans. Également, une modernisation des équipements.

«Notre plan pour les trois prochaines années est une croissance en Amérique du Nord», conclut M. Poitras. 

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise ouvre ses livres, Amisco a été à la Bourse de Toronto de 1986 à 2009.