Jean-François Lisée était de passage à Sept-Îles, vendredi.

Lisée promet une aide à l'exportation

Jean-François Lisée veut que l'État en fasse plus pour stimuler l'économie québécoise. Le chef du Parti québécois promet, s'il prend la tête du gouvernement, de réduire le fardeau fiscal des PME exportatrices et de remettre le développement collectif au premier plan de la Caisse de dépôt et placement.
Jean-François Lisée estime que le Québec connaîtra dans les prochaines années, la «plus grande vague d'entrepreneuriat de l'histoire moderne» alors que 42 % des moins de 35 ans «ont l'intention d'entreprendre». M. Lisée a expliqué devant les gens d'affaires de Sept-Îles vendredi, qu'il entend bien profiter de ce momentum pour revitaliser le Québec. 
Pas de taxes avant 1 M$
Dans les cartons, un gouvernement dirigé par le Parti québécois ne taxerait pas les profits, jusqu'à concurrence de 1 million $, liés à de la nouvelle exportation chez la PME. «Ça serait comme ça pendant très longtemps et on pense que c'est un outil assez puissant pour convaincre les gens un peu hésitants à faire le pas vers l'exportation», prétend M. Lisée. 
Le chef du PQ dit vouloir également modifier la loi régissant la Caisse de dépôt et placement du Québec pour «revenir à l'esprit de Jean Lesage» et l'obliger au rendement, mais aussi «au développement économique national, sectoriel et régional. Et régional», a-t-il martelé lors d'un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce. 
«On ne va pas leur dire où [la Caisse] investir», a-t-il ajouté en mêlée de presse. «On va leur dire qu'ils ne peuvent pas revenir à l'Assemblée nationale chaque année en disant qu'ils n'ont pas ouvert de dossiers régionaux.»
M. Lisée souhaite de plus introduire dans la loi que la Caisse ait l'obligation «de voir à l'attraction et à la rétention des sièges sociaux stratégiques», rappelant celui de RONA perdu aux mains de l'américaine Lowe's, l'an dernier.