Hortau a mis au point des capteurs qui, une fois installés dans les champs, transmettent des mesures en temps réels et permettent de contrôler l’irrigation des sols, pour augmenter significativement les rendements et la productivité, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’intelligence artificielle dans les champs

Les agriculteurs auraient-ils tout intérêt se faire amis avec des programmeurs informatiques? C’est le pari de Gestion AgrIA, un OBNL formé par Hortau, Les Fermes Tri-Jardins et Houblons des jarrets noirs. L’apport de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des cultures sera au coeur du projet de recherche et développement d’AgrIA, qui vient tout juste de recevoir 4,7 M$ en deniers publics.

Les agriculteurs auraient-ils tout intérêt se faire amis avec des programmeurs informatiques? C’est le pari de Gestion AgrIA, un OBNL formé par Hortau, Les Fermes Tri-Jardins et Houblons des jarrets noirs. L’apport de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des cultures sera au coeur du projet de recherche et développement d’AgrIA, qui vient tout juste de recevoir 4,7 M$ en deniers publics. 

L’argent, versé par l’entremise du Fonds vert, permettra aux trois collaborateurs de pousser plus loin le développement de la technologie d’Hortau. La compagnie de Lévis, aussi bien établie en Californie, a mis au point des capteurs qui, une fois installés dans les champs, transmettent des mesures en temps réels et permettent de contrôler l’irrigation des sols, pour augmenter significativement les rendements et la productivité, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. 

La prochaine étape? D’une part, amener encore plus de précision à gestion de l’eau avec des modèles prédictifs; d’autre part, gérer d’autres aspects de la production agricole grâce aux données récoltées, notamment dans l’utilisation des fertilisants et des pesticides, note Jocelyn Boudreau, cofondateur et pdg d’Hortau. 

«Pas une science exacte»

C’est là qu’entrent en jeu l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning), qui commencent à être intégrée au système. «L’agriculture n’est pas une science exacte, rappelle M. Boudreau. Il y a énormément de variables. L’intelligence artificielle permet de gérer les variables multiples, de découvrir des tendances, des motifs, qu’on va pouvoir utiliser pour prédire ce qui va se passer. C’est assez fascinant quand on commence à le faire.»

À terme, le but reste de pouvoir rendre les opérations agricoles plus efficaces. «Les gens avec qui on travaille dans le domaine de l’intelligence artificielle sont assez surpris de la complexité et du potentiel qu’il y a en agriculture», raconte le pdg de Hortau. Il va sans dire que pour mener à bien ce projet d’innovation, Hortau est présentement en pleine recherche de talents dans les domaines de la programmation et de l’informatique. 

La nouvelle technologie, désignée comme «Multivariée», a été implantée en 2018 dans les champs de pommes de terre des Fermes Tri-Jardins à Drummondville et ceux de houblon des Houblons des jarrets noirs, en Beauce. «Le but c’est de développer la technologie et de l’amener au prochain niveau, de bâtir sur ce qu’on a, mais d’accélérer les prochaines étapes», a expliqué M. Boudreau. Le budget global de Gestion AgrIA est de 13 M$ et contribuera à un projet plus large d’Hortau dont le budget est de 20 M$.