La cadence annuelle de l’inflation a ralenti à 0,1 % en juillet.
La cadence annuelle de l’inflation a ralenti à 0,1 % en juillet.

L’inflation annuelle à 0,1 % en juillet alors que les prix de l’essence chutent

Jordan Press
La Presse Canadienne
OTTAWA — La cadence annuelle de l’inflation a ralenti à 0,1 % en juillet, freinée par la première baisse observée en cinq ans du côté des prix dans le secteur du transport aérien, a souligné mercredi Statistique Canada.

Cela se compare à une augmentation de 0,7 % de l’indice des prix à la consommation (IPC) en juin d’une année à l’autre. Selon la firme de données financières Refinitiv, les économistes s’attendaient en moyenne à une augmentation d’une année à l’autre de 0,5 % pour juillet.

En moyenne, les prix des voyages aériens ont décliné de 8,6 % - le premier recul d’une année à l’autre depuis décembre 2015 - alors que la pandémie de COVID-19 a incité les compagnies aériennes offrent des incitatifs aux voyageurs, comme des prix réduits, des remises ou d’autres promotions, afin de les inciter à remonter dans un avion.

Par ailleurs, les prix de l’hébergement des voyageurs ont plongé de 27 % en juillet par rapport au même mois l’an dernier. Il s’agit d’une troisième baisse mensuelle consécutive.

Puisqu’il faudra du temps pour que la demande soit au rendez-vous, les entreprises risquent de devoir continuer à rivaliser pour séduire les consommateurs, a estimé l’économiste principal à la Banque TD James Marple.

«Ce que vous commencez à voir, c’est que l’activité revient lentement à un rythme jugé normal, a-t-il souligné, dans un entretien téléphonique.

Selon Statistique Canada, le rythme plus lent de la croissance des prix en juillet était généralisé, couvrant les biens et les services.

Les prix de l’essence ont baissé de 14,9 % par rapport à il y a un an, car la flambée du nombre de cas de COVID-19 aux quatre coins du monde a plombé la demande de pétrole. En excluant la baisse des prix de l’essence, l’inflation annuelle a été de 0,7 % en juillet.

Les prix de la viande ont augmenté à un rythme plus lent en juillet qu’en juin, en grande partie en raison de la reprise de la production à la suite de fermetures d’usines causées par des éclosions de COVID-19 au sein des membres du personnel.

Le gouverneur de la Banque du Canada Tiff Macklem a déjà indiqué que son taux d’intérêt directeur se maintiendrait aux alentours de 0,25 % que l’inflation revienne dans la fourchette cible de la banque centrale.

«Si la faiblesse des prix est une indication, l’économie reflète maintenant plus pleinement le taux de chômage plus élevé et la demande moins vigoureuse qui en résulte, a écrit l’économiste principal de la Banque CIBC, Royce Mendes, dans une note. Par conséquent, le chemin du retour vers l’objectif de la Banque du Canada pourrait être long et sinueux pour l’inflation.»

Dans un autre rapport, Statistique Canada a indiqué que les ventes du commerce gros avaient augmenté de 18,5 % en juin pour atteindre 62,1 milliards $, ce qui se rapproche des niveaux observés avant la pandémie.

L’agence fédérale a déclaré que les ventes des sept sous-secteurs analysés avaient grimpé pour la première fois depuis novembre 2017. Le sous-secteur des pièces et accessoires de véhicules automobiles et de véhicules automobiles a mené la charge.

Exprimées en volume, les ventes du commerce de gros ont bondi de 18,8 %.

Portrait de l’inflation en juillet selon les provinces et territoires

(le mois précédent se trouve entre parenthèses)

- Terre-Neuve-et-Labrador: -0,4 % (0,1 %)

- Île-du-Prince-Édouard: -0,9 % (-0,4 %)

- Nouvelle-Écosse: -0,5 % (0,1 %)

- Nouveau-Brunswick: 0 % (0,2 %)

- Québec: 0,3 % (0,6 %)

- Ontario: 0 % (0,4 %)

- Manitoba: 0,4 % (0,4 %)

- Saskatchewan: 0,5 % (0,7 %)

- Alberta: 0,9 % (1,6 %)

- Colombie-Britannique: 0,2 % (0,5 %)