Le Canada, qui représente environ 60 % des importations américaines d'aluminium, souhaite éviter d'être pénalisé par d'éventuelles mesures visant d'abord et avant tout à freiner l'excédent de production en Chine.

L'industrie canadienne de l'aluminium croit avoir marqué des points aux É.-U.

L'industrie canadienne de l'aluminium a marqué des points aux États-Unis la semaine dernière lors des audiences de l'enquête qui se penche sur les effets des importations étrangères, croit l'Association de l'aluminium du Canada (AAC).
Le Canada, qui représente environ 60 % des importations américaines d'aluminium, souhaite éviter d'être pénalisé par d'éventuelles mesures visant d'abord et avant tout à freiner l'excédent de production en Chine.
Selon de nombreux observateurs et analystes, la production chinoise, qui a explosé au cours de la dernière décennie, freine la remontée des prix sur les marchés.
À l'instar de l'acier, l'aluminium est depuis avril dans le viseur du gouvernement américain. L'administration Trump veut déterminer si la production étrangère constitue une menace pour la sécurité nationale du pays en raison de l'érosion de la production industrielle locale. Cette décision pourrait ouvrir la porte à une augmentation des barrières tarifaires.
D'après l'AAC - qui représente les producteurs Alcoa, Alouette et Rio Tinto -, cette démarche vise principalement la production chinoise d'aluminium, qui est passée de 3,25 millions de tonnes en 2001 à 24,4 millions de tonnes en 2014.