Le prix moyen national obtenu pour les habitations vendues a aussi atteint un nouveau record d’octobre en se chiffrant à 607 250 $, en hausse de 15,2 % par rapport au même mois l’an dernier.
Le prix moyen national obtenu pour les habitations vendues a aussi atteint un nouveau record d’octobre en se chiffrant à 607 250 $, en hausse de 15,2 % par rapport au même mois l’an dernier.

Les ventes de maisons au Canada ont reculé en octobre

Anita Balakrishnan
La Presse Canadienne
Les ventes d’habitations canadiennes ont atteint le mois dernier un niveau record pour un mois d’octobre, même si elles ont diminué par rapport à leur sommet historique de septembre, a indiqué lundi l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).

Le nombre de transactions a reculé de 0,7 % par rapport à son sommet du mois précédent, a précisé le groupe.

Cependant, les ventes représentaient un record pour un mois d’octobre, et un gain de 32,1 % par rapport au même mois l’an dernier.

Le prix moyen national obtenu pour les habitations vendues a aussi atteint un nouveau record d’octobre en se chiffrant à 607 250 $, en hausse de 15,2 % par rapport au même mois l’an dernier.

En excluant les ventes dans les grandes régions de Vancouver et de Toronto - les deux marchés les plus actifs et dispendieux du pays -, le prix national moyen diminue de plus de 127 000 $, a précisé l’ACI.

Rattrapage

Le marché immobilier fait du rattrapage depuis cet été, après les confinements de COVID-19 qui ont ralenti la saison du printemps, habituellement très occupée dans ce secteur. Selon l’économiste principal Shaun Cathcart, de l’ACI, les agents immobiliers traitent beaucoup de transactions et observent une «ébullition du marché» qui n’aurait peut-être pas eu lieu sans la pandémie de COVID-19.

«Au fil des derniers mois, alors que des données exceptionnelles étaient enregistrées, les ventes cumulatives ont non seulement rattrapé celles de l’an dernier, ce qui est déjà surprenant, mais à l’heure actuelle, elles sont en voie d’établir un record annuel», a affirmé M. Cathcart dans un communiqué.

«De nombreuses raisons ont été citées pour expliquer cette vigueur alors que bien des moteurs habituels du marché, notamment la croissance économique, l’emploi et la confiance, sont actuellement au ralenti. Il y a lieu de s’interroger sur le nombre de ménages qui ont choisi de déménager en raison de la COVID-19 et des changements qui en ont découlé.»

L’association a précisé que quelque 461 818 maisons avaient été vendues par l’entremise de son service interagence (SIA, plus connu sous son acronyme anglophone MLS) pendant les 10 premiers mois de l’année, ce qui représente une croissance de 8,6 % par rapport à la même période en 2019.

Le nombre d’habitations inscrites à la vente a grimpé de 2,9 % en octobre pour atteindre un nouveau record pour ce mois, mais il restait inférieur à la cadence de la croissance des ventes. Selon l’ACI, les conditions du marché restent «très serrées» dans plusieurs endroits du pays. À la vitesse actuelle du marché, il faudrait 2,5 mois pour écouler la totalité des maisons inscrites à la vente.

«Si vous attendez que le marché de l’habitation canadien se calme après la relance étonnamment vigoureuse de l’été, vous devrez patienter encore un peu. Les tendances que nous observons depuis juillet ? ventes et prix records dans un contexte de restriction de l’offre ? se sont manifestement poursuivies en octobre», a expliqué M. Cathcart.