Les premières crevettes de Rivière-au-Renard et de Matane seront débarquées au plus tôt dimanche.

Les transformateurs et les pêcheurs de crevette s'entendent

Les pêcheurs et les transformateurs de crevette du grand Gaspé se sont enfin entendus sur les prix au débarquement, un mois et demi après le début officiel de la pêche, au grand soulagement d'environ 330 travailleurs d'usine qui pourront toucher un salaire. Ils s'engagent à trouver une méthode pour éviter ce type de délai l'an prochain.
Les premiers crevettiers de Rivière-au-Renard et de Matane ont pris la mer mardi après-midi et devraient débarquer leurs prises au plus tôt dimanche. Ils obtiendront en moyenne 96 ¢ la livre, soit 19 % de moins que l'an dernier.
Cette diminution s'explique par les inventaires élevés des usines et le ralentissement de la demande lié à des prix élevés en 2016.
Pêcheurs et transformateurs discuteront dès l'automne d'une nouvelle méthode de fixation des prix afin d'éviter les retards. La pêche était permise depuis le 1er avril. 
Les propriétaires d'usines privilégient un prix non pas fixe, mais ajusté en fonction du prix du marché. Les pêcheurs ne sont «pas fermés» à cette méthode, indique leur négociateur, Patrice Element. Mais d'autres options existent, souligne-t-il, comme l'arbitrage automatique par un comité d'experts, en vigueur à Terre-Neuve.
Assurance-emploi
Des travailleurs des usines de Rivière-au-Renard, L'Anse-au-Griffon et Matane, en Gaspésie, commençaient à tomber dans le «trou noir», une période sans prestation d'assurance-emploi ni salaire.
Le conseiller syndical à la CSN Justin Arcand s'attend à ce que «ça recommence» l'an prochain si rien ne change. Les travailleurs réclament des changements au régime d'assurance-emploi. Ils se plaignent d'être sans nouvelle de leur députée libérale fédérale, Diane Lebouthillier. 
Emploi-Québec s'était engagé à offrir des formations payées aux travailleurs, juste avant que l'entente soit annoncée mardi. 
Environ 50 navires du Québec, avec 200 pêcheurs à bord, capturent la crevette dans le golfe. Ils approvisionnent quatre usines gaspésiennes qui emploient 600 personnes. Seule l'usine de Sainte-Anne-des-Monts décortiquait de la crevette depuis le début avril.