La ministre Geneviève Guilbault est venue rencontrer lundi les commerçants de la Société de développement commercial de la 3e Avenue pour les informer des nouveautés à venir pour les PME.

Les SDC demandent plus de souplesse dans l’attribution des subventions

Des représentants des sociétés de développement commercial (SDC) de Québec ont profité d’une visite de courtoisie de la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, lundi pour demander moins de rigidité dans l’octroi de subventions aux petits commerces en démarrage.

«Il y a plein de projets qui ne tombent vraiment pas dans les programmes», observe le pdg de la microbrasserie Griendel, Martin Parrot. Des idées d’entreprises de taille limitée, dont le concept est funky, peineraient donc à se concrétiser faute d’un coup de pouce, ajoute celui qui est également président de la SDC Saint-Sauveur.

«La plupart de l’argent qui va au financement et au développement entrepreneurial, qui vient du provincial, la Ville l’envoie dans des enveloppes particulières pour des secteurs précis.» Les fonds peuvent ainsi être octroyés en priorité aux compagnies technologiques ou pharmaceutiques, évoque-t-il.

Un exemple : «Si un entrepreneur local ici à Limoilou, Saint-Roch, Saint-Sauveur, a une idée de faire un café-librairie, il n’a pas accès à des fonds. […] Pas dans le cadre de programmes de financement et de développement de l’entrepreneuriat local.»

Défis du commerce de détail

Directeur général de la SDC de la 3Avenue, Sébastien Chamberland a quant à lui profiter de la «première chance de rencontrer le nouveau gouvernement» afin d’attirer l’attention sur les défis que rencontrent les artères commerciales du centre-ville.

«On vit tous la même problématique dans le sens où le commerce de détail est de plus en plus difficile compte tenu d’un paquet de facteurs que ce soit le commerce électronique, que ce soit les centres d’achat… Les habitudes de consommation changent», fait-il remarquer. «Alors notre rôle, c’est d’amener le plus de monde possible sur les artères commerciales pour créer une vie de quartier stimulante, intéressante. Puis, éventuellement, en ayant plus de monde sur l’artère, ça peut intéresser les gens à venir vivre dans nos quartiers.»

«Ouverture d’un dialogue»

La ministre Guilbault ne s’était toutefois pas présentée à la pizzéria N° 900 de Limoilou, où avait lieu l’activité sociale, pour faire des annonces ou régler les problèmes des gens d’affaires. «C’était l’ouverture d’un dialogue. C’est la première fois que je suis en contact avec les SDC depuis notre arrivée au gouvernement.»

Elle a néanmoins offert que le personnel de son cabinet accompagne les commerçants. «Je serai cette porte d’entrée pour eux comme ministre régionale vers, peut-être, d’autres collègues du gouvernement. Et aussi les aider dans la façon d’aller chercher de l’information, chercher de l’argent qui peut être disponible. Ce n’est pas toujours évident, on le sait, la fonction publique c’est lourd et c’est, des fois, opaque.»