L’entreprise Construction St-Pierre Roseberry est très active dans le secteur de la basse ville. Entre 2013 et 2019, elle y aura investi 30 millions $. Les propriétaires Sébastien Roseberry (au centre) et Karine St-Pierre travaillent avec l’architecte Guillaume Fafard.

Les redresseurs de la basse ville!

Entre 2013 et 2019, l’entreprise Construction St-Pierre Roseberry aura investi près de 30 millions $ dans la basse ville de Québec avec comme objectif d’«embellir» le paysage du quartier.

Jointe par Le Soleil, la copropriétaire, Karine St-Pierre, décrit sa compagnie «comme une entreprise à dimension humaine» avec des projets qui s’harmonise au secteur. Elle achète des terrains ou démolit des bâtiments en fin de vie pour en faire de nouvelles habitations.

L’avocate de formation donne comme exemple leur développement immobilier de 20 unités locatives avec deux espaces commerciaux qui verra le jour au cours des prochains mois au coin du boulevard Charest et de la rue Bayard. Il s’agit du plus gros projet réalisé par l’entreprise à ce jour. Un mur végétal de concept thaïlandais sera entre autres aménagé sur l’édifice pour combler «le manque de végétation dans Saint-Sauveur», précise la patronne. 

Depuis 2013, à ce jour, Construction St-Pierre Roseberry a réalisé 14 développements en basse ville — pour un total de 82 unités —, des condominiums et des logements locatifs. La compagnie a aussi collaboré avec différentes organisations, comme Nature Québec, afin d’agrémenter le quartier. Elle travaille notamment sur un chantier qui vise à revigorer le parvis de l’Église Sainte-Angèle de Saint-Malo.

«Nous avons choisi la basse ville, car nous croyons beaucoup à la revitalisation des quartiers centraux», explique Mme St-Pierre, qui brasse des affaires avec son conjoint, Sébastien Roseberry. Ce dernier veille principalement au grain sur les chantiers. «Nous achetons des bâtiments délabrés où c’est presque impossible de faire des rénovations. Nous voulons surtout le terrain. Il doit nous permettre de faire une construction à un prix abordable afin que le projet soit intéressant pour la revente; pour avoir un coût intéressant pour les acheteurs», poursuit-elle.

D’ailleurs, afin de diminuer les coûts de leurs développements immobiliers, les propriétaires réalisent eux-mêmes la vente des unités. «Cela nous permet de diminuer les coûts, mais également de créer un climat de confiance avec les clients», note la femme d’affaires.

Huit projets d’ici 2019

Dans ses cartons, Construction St-Pierre Roseberry prévoit compléter ou réaliser huit projets d’ici 2019. Entre autres, trois chantiers seront complétés au cours des prochaines semaines, soit Perché 2.0 (huit unités), Tierce (trois unités) et Combles d’Oblats (trois unités).

Outre le développement de 20 unités sur trois étages sur Charest, le promoteur prévoit également construire à partir du mois de septembre un duplex au coin des rues Saint-Germain et Christophe-Colomb. Un projet baptisé Les Germaines.

«Notre objectif est d’être différent par rapport à ce qui se fait en terme de construction dans la ville de Québec. [...] Nous sommes proches des gens. Chaque client va rencontrer notre architecte pour ses besoins», avance Mme St-Pierre. «On croit beaucoup au fait qu’il est possible de vivre en ville dans des unités d’habitation agréable tout en maximisant les espaces. [...] La tendance actuellement en basse ville, ce sont les maisons de ville. Les gens aiment bien avoir leur petit coin de verdure», conclut-elle.

Comme autres chantiers sur la table à dessin pour ce quartier, Construction St-Pierre Roseberry prévoit construire trois maisons de ville qui vont totaliser 13 unités. La livraison est prévue pour 2019.