Dans le sondage, une majorité (63 %) de consommateurs ont indiqué que la situation financière de leur ménage était demeurée la même au cours des 12 derniers mois et qu'ils s'attendaient à peu de changements au cours de la prochaine année.

Les Québécois pas plus fortunés, mais tout aussi dépensiers

L'indice de confiance des consommateurs n'a jamais aussi bas au cours des cinq dernières années. N'empêche qu'une proportion plus élevée d'entre eux estime que le climat économique actuel est favorable à la réalisation d'achats importants.
En effet, le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) prévoit une augmentation des intentions d'achat de maisons, d'automobiles, d'électroménagers et d'ordinateurs en 2014 par rapport à 2013.
Alors que 20 % des consommateurs prévoyaient, en 2013, faire de tels achats, le pourcentage grimpe à 25 % en 2014. Il s'agit même du niveau le plus élevé depuis 2011.
«Les consommateurs nous disent que leur situation financière est difficile et qu'ils ne sont pas trop optimistes à l'égard de la situation économique du Québec. En même temps, ils affirment que le contexte est un peu plus intéressant que l'an dernier pour effectuer des achats importants. Ils jugent que les taux d'intérêt sont bas et que les prix des produits ont légèrement diminué», résume la directrice des communications et du marketing du CQCD, Lise Plante, à l'occasion du dévoilement, mardi, des résultats d'un sondage portant sur les comportements et les intentions d'achats des Québécois.
Série de facteurs
Conçu en collaboration avec le Groupe Altus - qui a réalisé le sondage auprès de 1000 personnes entre le 20 janvier et le 6 février -, l'indice de confiance des consommateurs tient compte d'une série de facteurs liés à la situation financière des ménages et du Québec.
Si l'indice est à inférieur à 100, ça signifie que le pessimisme domine. Or, l'indice de confiance des consommateurs affiche actuellement 86,4. Son plus bas niveau depuis l'hiver 2009, comme le démontre le tableau ci-haut. «Par conséquent, les pessimistes demeurent plus nombreux que les optimistes», tranche le CQCD.
Dans le sondage, une majorité (63 %) de consommateurs ont indiqué que la situation financière de leur ménage était demeurée la même au cours des 12 derniers mois et qu'ils s'attendaient à peu de changements au cours de la prochaine année.
Comparativement à l'hiver dernier, les Québécois sont un peu plus pessimistes quant à la situation économique de la province. Près de 50 % des répondants estiment que la situation économique va se détériorer au cours des 12 prochains mois.
Et quand ils consultent leur boule de cristal, les consommateurs québécois enlèvent leurs lunettes roses. Pas moins de 45 % des répondants entrevoient une décroissance économique au cours des trois prochaines années, alors que seulement 27 % s'attendent à une croissance.
Aux sondeurs, les consommateurs ont indiqué qu'ils entendaient réduire leurs dépenses dans toutes les catégories de biens et de services, à l'exception des vêtements et des chaussures. Par ailleurs, le sondage montre que le nombre d'utilisateurs de téléphone intelligent était en croissance et que le tiers d'entre eux s'en servaient pour comparer des prix et des produits pendant qu'ils magasinaient. 
Près du quart des utilisateurs affirment avoir effectué un achat à partir de leur appareil au cours de l'année passée, un résultat similaire à celui de l'an dernier. Par contre, les achats de biens courants se font encore très majoritairement en magasin sans recours à Internet.
«Il semblerait toutefois que pour les achats plus dispendieux, les répondants tendent d'abord à consulter Internet, puis à acheter en magasin. Ainsi, pour les meubles, les électroménagers et les articles de décoration, 62 % des répondants affirment effectuer leurs achats en magasin uniquement et 33 % consultent préalablement Internet avant leur achat en magasin. Pour les produits électroniques, ces proportions sont respectivement de 55 % et de 36 %. Les achats sur Internet après visite de magasins, ainsi que les achats et recherches sur Internet uniquement, demeurent des phénomènes de consommation marginaux, mais sont en légère augmentation depuis l'an dernier», fait remarquer le CQCD.
Québec, une région distincte 
Les bons vents de l'économie se répercutent sur l'état d'esprit des consommateurs de la région de Québec. Et sur leur portefeuille!
Alors que seulement 16 % des répondants du Québec au sondage du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) mentionnent que la situation de leur ménage s'était améliorée au cours de la dernière année, ce pourcentage atteint 28 % dans la région de Québec.
En 2014, 25 % des Québécois prévoient faire l'achat d'une maison, d'une auto, d'un électroménager, d'un ordinateur ou d'un autre bien d'importance. Dans la région de Québec, ce taux atteint 31 %.
Et la confiance est de mise à Québec. En effet, les gens de la région de la capitale sont plus optimistes que ceux de l'ensemble du Québec en ce qui a trait à l'avenir économique de la Belle Province. En effet, 37 % des personnes interrogées à Québec estiment que la province connaîtra une période de croissance économique continue au cours des trois prochaines années. Seulement 27 % des autres Québécois pensent comme eux.