La saison a débuté à temps à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Les premiers pêcheurs arrivent à Sainte-Anne-de-la-Pérade

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE — Les premiers pêcheurs sont arrivés mercredi pour taquiner le poulamon à Sainte-Anne-de-la-Pérade. La saison a donc débuté à temps, au plus grand soulagement des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, qui ont dû retirer 80 chalets à quelques jours de l’ouverture, en raison de fortes pluies.

Jean-François Lavoie et sa famille sont des habitués de la pêche aux petits poissons des Chenaux. Le Beauceron a décidé cette année de faire son pèlerinage sur la rivière Sainte-Anne dès l’ouverture de la pêche, au lieu d’attendre au début janvier. Malheureusement pour lui, le poisson n’était pas au rendez-vous mercredi. «D’habitude, on peut pêcher jusqu’à 200 poissons dans la journée, affirme-t-il. Mais là, ça ne mord pas beaucoup.»

Coralie Lavoie, 9 ans, exhibe fièrement des poulamons qu'elle a pêchés avec son oncle Cédric Bolduc (à l'arrière) et sa famille.

M. Lavoie croit que le carrousel météorologique de la dernière semaine est responsable de ces conditions de pêche peu propices, puisqu’il doit, plus fréquemment que d’habitude, enlever la glace de la surface de l’eau. Il n’est pas pour autant déçu de son séjour, assure-t-il.

«On vient ici pour le plaisir, et surtout pour les enfants. Et on est toujours bien accueillis: on nous a changés de cabane parce qu’il y avait vraiment trop de glace dans l’autre.»

Du plaisir, sa fille Coralie en avait visiblement, alors qu’elle a même pêché un intrus au cours de la journée. «C’est le fun, s’exclame-t-elle. J’ai pêché une carpe!»

Ce poisson a d’ailleurs fait le bonheur de touristes chinois, plus friands de ce poisson que de poulamon. «Ils nous ont dit qu’il y en a chez eux, de la carpe, relate M. Lavoie. Ils ont goûté au poulamon et ils disent qu’ils préfèrent la carpe, alors on la leur a donnée.»

Le village prend forme

Alors que les premiers visiteurs affluaient, les préparatifs retardés par la pluie de vendredi dernier allaient toujours bon train mercredi.

Steve Massicotte, président de l'Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

«Ça va bien, on est en train de réinstaller le village de pêche, explique Steve Massicotte, président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. On est rendus à peut-être 150 à 200 chalets. D’ici la fin de la semaine, nos 475 chalets vont être installés.»

Selon M. Massicotte, quelques centaines de personnes sont venues au courant de la journée pour pêcher et passer du temps en famille et entre amis. Un nombre un peu moins élevé qu’à l’habitude, mais qui s’explique par l’imprévu survenu vendredi dernier, avec le retrait de plus de la moitié des chalets déjà installés.

«Le 26 a toujours été une journée plus tranquille, les gens attendent souvent les prochains jours pour venir. Mais au courant des prochains jours, on va rattraper ça. À compter des 28 et 29 décembre, il va y avoir pas mal de monde sur la rivière», promet M. Massicotte.

Ce dernier conseille d’ailleurs aux visiteurs de réserver leur chalet par Internet ou au téléphone, surtout pour la fin de semaine.

Encore du temps doux

Du temps doux est prévu par Environnement Canada pour vendredi, avec un maximum de 5 degrés Celsius, de la neige et de la pluie verglaçante. Contrairement à vendredi dernier, cette prévision fait toutefois l’affaire de Steve Massicotte.

«On a besoin de neige maintenant, soutient-il. C’est parfait pour rechausser nos cabanes et pour faire un beau tapis blanc pour recevoir notre monde pour le jour de l’An.»

Le temps redeviendra plus froid dès la nuit de samedi à dimanche, avec un minimum de moins 20 degrés, et le ciel sera dégagé pour la fin de semaine. Environnement Canada prévoit également des averses de neige lundi et mardi prochain, ce qui devrait permettre au souhait de M. Massicotte d’être exaucé.

Par ailleurs, le froid devrait permettre à la fissure qui s’est formée dans le couvert de glace de la rivière la fin de semaine dernière de se refermer. L’eau de la rivière était toujours visible sous le pont de la route 138, mercredi. Un ruban empêchant les gens de circuler à cet endroit a été installé, le temps que la fissure se referme, ce qui devrait se produire au courant des prochains jours.

«L’eau s’écoule bien en dessous. On a un couvert de glace de 24 pouces, c’est ce qu’on a normalement à la fin janvier. Pour nous, il n’y a aucune inquiétude», assure M. Massicotte.