Les premiers ministres belge, Charles Michel, et canadien, Justin Trudeau, ont défendu vendredi à Ottawa le libre-échange face aux replis protectionnistes américain et britannique.

Les premiers ministres belge et canadien en croisade contre le protectionnisme

Les chefs de gouvernement canadien et belge, Justin Trudeau et Charles Michel, ont défendu vendredi à Ottawa le libre-échange face aux replis protectionnistes américain et britannique.
«Au moment où une vague inquiétante de protectionnisme et d'isolement ici ou là» se développe, le Canada et l'Union européenne ont «démontré» que deux partenaires peuvent «conclure un accord ambitieux et progressiste», a déclaré Justin Trudeau en référence à l'accord de libre-échange Canada-UE (CETA).
Cet accord de libre-échange, controversé en Europe et qui reste soumis à l'approbation des parlements des pays membres de l'UE, va permettre de «renforcer un dynamisme économique», a estimé Charles Michel, lors de la conférence de presse au terme de sa visite officielle au Canada.
Le CETA, qui a été définitivement adopté il y a un mois au Canada, et dont «l'entrée en vigueur devrait intervenir progressivement d'ici quelques semaines», marque une volonté d'une ouverture quand «des voix s'élèvent ici ou là pour retourner dans une forme de protectionnisme», a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement belge a indiqué partager avec Justin Trudeau des «ambitions permanentes et communes» sur la paix, la sécurité et le développement avec l'objectif de «combattre le terrorisme international».
Avec le CETA, le Canada a passé «un accord historique avec l'Union européenne» au profit des citoyens et des petites et moyennes entreprises des deux côtés de l'Atlantique, a estimé Justin Trudeau. «Pour nos amis européens, le Canada est une belle porte d'entrée en Amérique du nord».
L'expérience de la poutine
Pour la première visite d'un premier ministre belge depuis 23 ans au Canada, Charles Michel avec humour a remercié son homologue de lui avoir fait goûter «la poutine, un plat typique que je ne connaissais pas».
«Comme belge, je suis un expert et un connaisseur s'agissant de frites, elles étaient très très bonnes», a poursuivi Charles Michel, amusé.
Et Justin Trudeau d'enchaîner sur les bienfaits du CETA pour envoyer en Belgique du fromage en grains à moindre frais, un ingrédient incontournable de la poutine, faite de frites arrosées de sauce brune épaisse.