À son arrivée à Sherbrooke pour le début d’une retraite de cabinet de trois jours, le ministre des Finances, Bill Morneau était optimiste quant à l’avenir économique du Canada.

Les perturbations mondiales n’altèrent pas l’optimisme de Morneau

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a brossé un tableau rose de l’avenir économique du Canada mercredi, malgré les bouleversements diplomatiques et politiques dans le monde qui pourraient perturber le commerce mondial et nuire à la croissance au moment même le pays se prépare à se rendre aux urnes en octobre.

L’évaluation optimiste de M. Morneau a été faite à son arrivée à Sherbrooke pour le début d’une retraite de cabinet de trois jours.

Celle-ci se déroule dans un contexte de chaos qui submerge le gouvernement britannique en plein processus de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et de tensions diplomatiques avivées entre le Canada et la Chine.

«Nous ne voyons pas cela comme un enjeu directement problématique pour l’économie canadienne, mais il est évident que c’est difficile pour l’économie mondiale», a mentionné M. Morneau

Le Canada, qui a conclu un accord de libre-échange avec l’UE, s’emploiera à maintenir «des relations commerciales très étroites» avec le Royaume-Uni lorsque ou — si — il quitte l’Union européenne, a-t-il affirmé.

Chine

En ce qui concerne la puissance économique chinoise, M. Morneau a reconnu que les Canadiens hésitaient de plus en plus à rechercher des débouchés commerciaux en Chine dans un contexte où le pays a arrêté deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, pour des raisons de sécurité nationale et condamné à mort un autre Canadien, Robert Schellenberg, qui a été reconnu coupable de trafic de drogue.

M. Morneau a reconnu «qu’il existe certainement des vents contraires liés aux tensions commerciales mondiales». Mais il a écarté les prédictions selon lesquelles on pourrait se rapprocher d’une nouvelle récession mondiale.

Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques annoncent tous «des prévisions de croissance mondiale positive», a-t-il déclaré. Et au Canada, les économistes du secteur privé «envisagent tous une période de croissance soutenue».

«Donc, nous ne nous attendons pas vraiment en ce moment à des périodes difficiles», a dit le ministre.