Les jeunes sans emploi ont plus de difficultés économiques et sociales

OTTAWA — Une nouvelle étude conclut que les jeunes Canadiens qui ne sont ni étudiants, ni employés, ni stagiaires sont plus susceptibles que les autres d’indiquer que leur santé physique et mentale est mauvaise ou passable.

L’étude de Statistique Canada a révélé que 11,1 % des jeunes de 18 à 29 ans ne sont ni étudiants, ni employés, ni stagiaires — et risquaient donc de faire face à des «difficultés économiques et sociales à long terme». Selon l’étude, ces jeunes étaient plus susceptibles d’avoir plus de problèmes de santé mentale ou physique, des pensées suicidaires et un niveau de satisfaction de la vie moins élevé. Les résultats sont basés sur des enquêtes menées auprès de 13 270 participants entre 2015 et 2017.

Les problèmes liés à ces jeunes sont devenus une préoccupation mondiale qui attire l’attention des spécialistes des sciences sociales et des gouvernants. Le nombre de jeunes Canadiens qui entrent dans cette catégorie a été estimé à près d’un million.

L’étude de Statistique Canada, publiée vendredi dernier, indique que la plupart des recherches sur ces jeunes au Canada sont axées sur les caractéristiques sociodémographiques ainsi que sur le niveau de scolarité et leur place sur le marché du travail. «Le présent rapport vise à élargir les connaissances [...] grâce à l’examen de diverses caractéristiques sociodémographiques et psychosociales», notent les chercheurs. «Il vise également à vérifier si différents sous-groupes de jeunes qui ne sont ni étudiants, ni employés, ni stagiaires présentent des caractéristiques psychosociales similaires.»

Dans l’étude, les jeunes de ce groupe étaient donc divisés en trois sous-groupes : 38 % ont déclaré rechercher un travail rémunéré, 27,5 % s’occupaient d’enfants et 34,5 % ont été classés dans la catégorie «autres» — bénévolat, travail domestique, maladie ou handicap de longue durée.

Dans la plupart des catégories, l’étude a révélé que les répondants qui disaient s’occuper d’enfants avaient des résultats similaires à ceux des autres jeunes Canadiens. Par contre, ceux classés dans la catégorie «autres» présentaient «invariablement de pires résultats».