Les gens d’affaires de Beauport s’unissent [VIDÉO]

Chaque coin commercial de Québec a son association pour faire valoir ses besoins auprès des décideurs. Au tour des gens d’affaires de Beauport de se regrouper. «On veut que ce soit notre tour!» clament-ils.

Le nouveau Regroupement des gens d’affaires de Beauport a mis sur pied un conseil d’administration intérimaire, mercredi, en attendant la prochaine réunion. Directeur du Centre dentaire Josée Poulin, sur l’avenue Royale, Émile Lapierre en fait partie.

«On a senti le besoin créer une force commune dans l’est de la ville», indique M. Lapierre. «On a des défis à relever, mais pas de force de représentation auprès des instances municipales ou des autres paliers de gouvernement. Si tu regardes le secteur de la rue Maguire [à Sillery], la rue Racine [à Loretteville], [la 3e Avenue à] Limoilou est un très bel exemple, le Petit-Champlain aussi!»

«Si on ne se prend pas en main, personne ne le fera pour nous. Plus on tire sur la manche de chemise des instances politiques, plus elles nous écoutent. On veut que ce soit notre tour», résume M. Lapierre.

Tisser des liens

L’initiative est d’abord venue il y a deux ans du député fédéral de la circonscription Beauport-Limoilou, le conservateur Alupa Clarke. Lui et son bureau organisaient depuis une conférence déjeuner chaque mois pour permettre aux gens d’affaires de Beauport de tisser des liens.

«C’était beaucoup de travail, j’envoyais 3000 invitations par mois! Mais je suis fier de l’avoir fait. Il y a des élections qui s’en viennent et je voulais m’assurer que le réseau perdure si jamais je ne suis pas réélu», dit M. Clarke.

«Mais j’ai bien l’intention d’être réélu! Je voulais surtout que le réseau vole de ses propres ailes», a-t-il poursuivi du même souffle, après avoir officialisé le tout en compagnie d’une cinquantaine de gens d’affaires réunis dans un hôtel du boulevard Sainte-Anne.

La chambre de commerce de Beauport est morte avec la fusion des villes, en 2002. Le but n’est pas de faire compétition à la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, mais plutôt de s’y retrouver mieux représentés à moyen terme.

L’agglomération de Québec abrite sept Sociétés de développement commercial (SDC), dévouées aux artères commerciales, et sept autres associations de gens d’affaires pour des secteurs spécifiques, maintenant une huitième.