Les fusions et les acquisitions canadiennes ont connu une reprise en 2017

TORONTO - Malgré l'incertitude entourant les politiques commerciales des États-Unis, les activités de fusions et acquisitions du Canada ont atteint en 2017 un sommet pour les cinq dernières années, selon un rapport publié jeudi par PricewaterhouseCoopers (Pwc).

Le nombre de transactions de fusions et acquisitions évaluées à plus de 1 million $ US a atteint 2274 l'an dernier, ce qui représente une croissance de 16,3 % par rapport aux 1956 transactions enregistrées en 2016. 

Les «mégatransactions» évaluées à 5 milliards $ US ou plus ont quant à elle diminué, passant de sept en 2016 à deux l'an dernier, a précisé le rapport.

Le secteur des technologies a vu son volume de transactions de fusions et acquisitions croître de 34 % l'an dernier et atteindre 349 transactions, pour une valeur totalisant 9,9 milliards $ US, a précisé le document. 

Ce secteur reste le plus actif à ce chapitre, particulièrement pour ce qui est des entreprises de services de technologies de l'information et des entreprises de conseils, dont le volume de transactions a gagné 63 % sur un an. Le groupe des logiciels a aussi enregistré une hausse de 25 % de son volume d'activités de fusions et acquisitions.

En outre, plusieurs transactions ont été observées dans les secteurs des solutions de paiement, de l'intelligence artificielle, des applications de sécurité et de l'analyse de données, ce qui a fait dire à PwC que «le Canada demeure un joueur actif dans le développement, la croissance, l'achat et la vente de sociétés intéressantes dans ces secteurs».

Braver la tourmente

Les transactions vers les États-Unis représentaient l'an dernier 60 % des fusions et acquisitions canadiennes à l'étranger, ce qui était conforme à une tendance observée depuis 2008, a souligné PwC.

La firme de services financiers s'attend à ce que l'activité canadienne de fusions et acquisitions demeure robuste en 2018, grâce aux perspectives économiques favorables au pays. 

Malgré tout, certains facteurs pourraient avoir des répercussions sur cette activité dans les 12 prochains mois, notamment l'incidence de la réforme fiscale adoptée en décembre aux États-Unis et l'incertitude entourant l'avenir de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

«Bien que l'incertitude continue puisse assombrir les perspectives des secteurs protégés par l'ALÉNA, nous constatons que les entreprises canadiennes continuent de braver la tourmente et utilisent les fusions et acquisitions vers les États-Unis pour établir ou accroître leur présence dans ce pays, ce qui pourrait en principe les protéger des lois protectionnistes et leur faciliter l'accès à une économie américaine florissante», a expliqué le responsable national du groupe des transactions de PwC Canada, Dave Planques.