Le fondateur et ex-propriétaire du Savini, James Monti, ne croit pas qu'un contingentement soit une solution. Il croit que la Grande Allée doit rester telle qu'elle est, et que c'est aux entrepreneurs de trouver une façon d'attirer la clientèle.

Les camions-cuisines, un atout si le produit est de qualité, dit James Monti

Les camions de cuisine de rue peuvent devenir un atout pour la ville de Québec. Si, et seulement si, insiste le restaurateur James Monti, ils servent un produit de qualité, qui reflète la réalité locale.
Le Soleil écrivait samedi que la Ville de Québec se donnait encore plusieurs mois avant de décider si elle accepte les camions de cuisine de rue sur son territoire.
Un sage temps de réflexion, estime le restaurateur James Monti, qui a eu une douzaine d'établissements en carrière. Mais l'idée mérite d'être creusée, ajoute-t-il.
Alors qu'il vivait toujours en Italie, dans la région de Bologne, dans les années 1960, James Monti avait été charmé par l'équivalent des camions-cuisines qui servaient des crêpes. «Ce n'était pas tant les crêpes qui m'avaient impressionné que le fait que le camion était aux couleurs de la ville, que tout était très bien fait», raconte-t-il.
À son arrivée à Québec, il n'avait pas pu pousser l'idée et s'était tourné vers la restauration traditionnelle.
Avec parcimonie
Il croit aujourd'hui qu'il faudra un produit culinaire très fort et très distinctif pour que le camion-cuisine ait des chances de fonctionner à Québec. Et il faudra y aller avec parcimonie, surtout dans le quartier historique, histoire de ne pas défigurer le paysage, dit-il.
Pour apaiser les craintes de concurrence déloyale, James Monti suggère que les camions-cuisines soient opérés par des restaurateurs déjà établis, qui payent des taxes à Québec. «Ça peut devenir une sorte de véhicule publicitaire pour eux», souligne-t-il.