Selon des données du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, le taux d'assistance sociale en juillet 2017 dans la Capitale-Nationale a atteint son plus bas niveau depuis le début de l'année, soit 4,2 % (24 912 prestataires).

Les assistés sociaux ne sont pas la solution aux besoins en main-d'oeuvre

Avec des taux de chômage de 3,8 % et de 2,9 %, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches trônent au sommet pour l'emploi à travers la province. Il ne faudra toutefois pas compter sur les chômeurs et les assistés sociaux pour régler les maux de tête des entreprises à la recherche de nouveaux cerveaux, car ils sont de moins en moins nombreux.
Selon des données du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, le taux d'assistance sociale en juillet 2017 dans la Capitale-Nationale a atteint son plus bas niveau depuis le début de l'année, soit 4,2 % (24 912 prestataires). Du côté de la Rive-Sud, le taux a été de 3,5 % (12 002), soit le chiffre le plus enviable de la province. Le plus proche étant 3,7 % pour le Nord-du-Québec. Le taux le plus élevé se retrouve en Mauricie avec 9,1 % . 
À titre de comparaison, l'an dernier pour le même mois, le taux d'assistance sociale, qui indique la proportion de personnes recevant une aide financière de dernier recours provenant de différents programmes du gouvernement - le programme de solidarité sociale et le programme d'aide sociale - était de 4,4 % (26 038 prestataires) dans la Capitale-Nationale et de 3,7 % (12 507) en Chaudière-Appalaches. 
Rien à voir avec les données de 2006. Depuis, pour ces deux régions, les taux ont chuté de 26,7 % à Québec et de 21,6 % en Chaudière-Appalaches, comme quoi les personnes aptes à travailler sont de plus en plus rares. 
«Les aménagements aux programmes, notamment l'accès aux prestations, ont pu réduire le nombre de personnes admissibles. Par ailleurs, le vieillissement de la population accentue le déplacement des clientèles de l'aide sociale vers les programmes visant la retraite et la vieillesse», précise l'équipe économique du Mouvement Desjardins dans un rapport intitulé La pauvreté au Québec, une réalité encore présente, publié en mars.
Modifications
Rappelons qu'en 2015, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, avait annoncé une modification de certaines modalités de son programme d'aide sociale, notamment la réduction du temps qu'un prestataire peut passer à l'extérieur du Québec. L'objectif était d'économiser entre 11 et 15 millions $, peut-on lire dans certains articles.
Pour les personnes présentant des contraintes sévères à l'emploi, entre autres un handicap physique, une blessure ou un trouble cognitif, toujours pour le mois de juillet, on enregistrait 9353 prestataires de l'assistance sociale dans la capitale et 5253 en Chaudière-Appalaches, soit 154 et 80 de moins que pour la même période en 2016.
Par ailleurs, depuis quelque temps, plusieurs compagnies de la région se tournent vers cette catégorie de main-d'oeuvre pour combler leurs besoins. Dans un article du Soleil du mois de juin, le Groupe TAQ avait notamment indiqué que la croissance de l'entreprise pourrait être encore plus remarquable si le gouvernement du Québec lui permettait de faire le plein, par le Programme de subventions aux entreprises adaptées, de nouveaux travailleurs éprouvant des limitations physiques ou intellectuelles. 
Dans les catégories des prestataires «sans contrainte» et «contraintes temporaires [état de santé, grossesse ou l'âge]», on retrouvait 15 828 personnes pour l'ensemble des deux territoires, soit une baisse de 6,2 %. 
Maintenant pour la province, en juillet, le taux d'assistance sociale des 0 à 64 ans était de 6,0 %, «soit le plus bas taux mensuel jamais atteint», précise par courriel un porte-parole du ministère de l'Emploi. Le montant des prestations versées aux ménages a été de 232 194 904,41 $, dont 15 169 797,80 $ dans la Capitale-Nationale et 7501 020,56 $ en Chaudière-Appalaches.