Les affaires express

Creaform s’installe en Espagne

Creaform poursuit sa conquête de la planète. Au cours des deux dernières années, l’entreprise de Lévis spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation d’appareils d’inspection 3D portables a installé ses pénates au Brésil, en Italie, à Singapour et en Corée du Sud. Sa dernière destination : l’Espagne. La compagnie a annoncé, mercredi, l’ouverture d’un bureau à Barcelone. Creaform y trouve un marché plein de potentiel dans ses marchés de prédilection. L’Espagne est le deuxième plus grand constructeur d’automobiles en Europe. Son industrie aérospatiale, pour sa part, trône au cinquième rang sur le continent européen en matière de chiffres d’affaires. «Avec le récent développement économique et industriel de l’Espagne, il y a un nombre croissant d’opportunités potentielles ainsi qu’une forte demande en nouvelles technologies, notamment pour des solutions de mesure 3D automatisées et portables», indique Marc-André Schneider le patron de Creaform en Espagne. À travers le monde, Creaform compte 607 employés, dont 440 au Québec.  Gilbert Leduc

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Bond de 20 % des revenus de H2O Innovation

Au cours de son exercice financier 2018, H2O Innovation a vu ses revenus s’approcher du cap de 100 millions $. Ils ont totalisé 99,7 millions $. Une poussée de 16,9 millions $ (20 %) par rapport à 2017. Une performance qui a permis à l’entreprise de Québec spécialisée dans le traitement de l’eau par l’utilisation de la filtration membranaire de réduire sa perte de 5,1 à 3,4 millions $. Quant au bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA), il a bondi de 125 %, passant de 1,8 à 4,1 millions $. Le carnet de commandes est aussi en bonne santé. Il affichait 109 millions $ à la fin de l’exercice 2017. Il montre actuellement 121,7 millions $. Au cours des prochaines années, nous continuerons de travailler à augmenter notre marge de BAIIA grâce à diverses initiatives et stratégies déjà mises en œuvre en 2018. L’exécution rigoureuse des projets, l’innovation de produits, l’expansion de  notre  réseau  de  ventes, la fidélisation des clients et la gestion rigoureuse des dépenses nous permettront d’améliorer notre BAIIA», a déclaré le président et chef de la direction, Frédéric Dugré. Mercredi, à la fermeture de la Bourse de Toronto, l’action de H2O Innovation (HEO) valait 1,12 $.  Gilbert Leduc 

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Trans Mountain: la composition du panel est complétée

L’Office national de l’énergie (ONÉ) a dévoilé mercredi les noms des trois membres du panel chargé de refaire l’évaluation du projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain. Il s’agit de Lyne Mercier, qui a travaillé durant 29 ans pour Gaz Métro; Murray Lytle, un ingénieur issu des secteurs minier, pétrolier et gazier; ainsi qu’Alison Scott dont la carrière dans la haute fonction publique en Nouvelle-Écosse a duré une trentaine d’années. La date de l’audience n’est pas encore connue, mais les groupes intéressés à y participer peuvent déjà commencer à s’enregistrer. Ils ont également jusqu’au 3 octobre, soit cinq jours ouvrables, pour se prononcer sur les questions qui seront étudiées et le format de l’évaluation. Le projet d’expansion de l’oléoduc, qui avait obtenu le feu vert du gouvernement Trudeau en 2016, a été stoppé le mois dernier pour une durée indéterminée par la Cour d’appel fédérale. Celle-ci a ordonné à l’ONÉ et au gouvernement de reprendre certaines étapes du processus d’évaluation et de consultation.  La Presse canadienne

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Ticketmaster visé par une demande d’action collective réclamant 250 M $

Un cabinet d’avocats torontois intente une poursuite contre Ticketmaster, alléguant que l’entreprise engrange depuis des années des commissions supplémentaires sur le marché de la revente. Le cabinet Sotos, spécialisé en actions collectives, reproche à Ticketmaster de permettre «l’achat massif» de billets de concerts et d’autres événements par des revendeurs qui en font gonfler les prix. Dans sa demande déposée à la Cour supérieure de l’Ontario, mercredi, Sotos allègue que l’entreprise a fermé les yeux sur le recours à des robots logiciels par les revendeurs. Cet arrangement lui permettait d’empocher une commission sur la revente en plus des frais perçus sur la vente initiale, avance-t-on. L’entreprise, à laquelle on réclame 250 millions $ en dommages, n’a pas immédiatement donné suite à une demande de commentaire.  La Presse canadienne