Les affaires express

Nuages à l’horizon au-dessus de Québec

Le Conference Board du Canada a publié, mardi, son rapport Notes de conjoncture métropolitaine portant sur la situation financière des principales agglomérations urbaines canadiennes. Le produit intérieur brut (PIB) de Québec devrait augmenter de 2,6 % en 2018. La croissance avait été de 2,7 % l’an dernier. Pour les prochaines années, le Conference Board ne prévoit pas une performance de cette ampleur. «La croissance moyenne annuelle moyenne du PIB devrait être de 1,7 % de 2019 à 2022, dont un gain de 1,9 % en 2019», signale le Conference Board. «La hausse des taux d’intérêt et le vieillissement de la population  freineront la croissance dans les années à venir», précise-t-on. Par ailleurs, l’organisme estime que les perspectives sont bonnes sur le front de l’emploi. Ainsi, l’emploi dans la capitale devrait augmenter d’un «vigoureux» 3,1 % cette année. Le taux de chômage devait afficher un creux «inédit» de 3,8%. «Nous pensons que l’emploi baissera modestement en 2019 et que le taux de chômage augmentera légèrement pour passer à 4 %», écrit le Conference Board.  Gilbert Leduc

***

Un nouveau partenaire pour ComediHa! 

En 2012, le créateur de contenus humoristiques de Québec avait réussi à attirer le Fonds de solidarité FTQ dans son camp. C’est maintenant au tour de Québecor de s’associer avec ComediHa!. La société de communication vient d’acquérir une participation minoritaire dans l’entreprise de Québec. «Nous avons adopté un plan stratégique ambitieux afin de faire face aux nombreux défis qui transforment l’industrie mondiale du divertissement», a souligné Sylvain Parent-Bédard, président-fondateur et chef de la direction de ComediHa!. «L’arrivée de Québecor constitue un levier important pour soutenir la croissance de ComediHa! et lui permettre de se positionner comme véritable leader de l’industrie de l’humour.» Pour Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor, «nous pourrons, ensemble, renforcer notre positionnement en divertissement et miser sur la complémentarité de nos secteurs d’activités de façon à multiplier et créer de nouveaux contenus qui pourront être diffusés sur encore plus de plateformes.»  Gilbert Leduc

***

Cominar embauche 187 employés remerciés par le Groupe Dallaire

Pour répondre aux besoins de sa nouvelle division de construction, le Fonds de placement immobilier Cominar a mis le grappin sur 187 des 400 employés à Québec et à Montréal qui travaillaient auparavant chez le Groupe Dallaire. Ce qui signifie que le divorce entamé en début d’année entre les deux compagnies aura coûté 213 emplois. 

Selon des données fournies au Soleil par Cominar, ce sont 125 travailleurs de la construction à Montréal appartenant au Groupe Dalcon, une division du Groupe Dallaire, qui ont changé de patron au cours des dernières semaines. 

Ce mouvement des effectifs a été effectué alors que le Groupe Dallaire souhaitait se départir de sa division de construction dans la métropole. Également, 32 employés de bureau ont été réembauchés pour servir dans les nouveaux locaux administratifs de Cominar Construction, à Montréal. 

Lors d’une entrevue au mois de mai, le président du Groupe Dallaire, Michel Dallaire, avançait que sa branche de construction à l’autre bout de l’autoroute 20 représentait un total de 300 paires de bras. 

«Groupe Dallaire ne servait que Cominar à Montréal. La décision qui a été prise, c’est de fermer cette division et que Cominar reprenait en grande partie nos 300 employés. C’était surtout des équipes qui travaillaient pour l’aménagement de locaux», avait-il dit.

Pour ses activités dans la région de Québec, Cominar prévoit faire appel à 30 travailleurs de la construction provenant du Groupe Dallaire, a noté la porte-parole, Caroline Lacroix. 

Plus de la moitié

Jeudi dernier, M. Dallaire mentionnait que plus «de 50 % des gens remerciés» devaient changer de clan. 

Sa direction a annoncé la semaine dernière à 65 travailleurs sur les chantiers qu’ils allaient devoir quitter l’organisation d’ici trois semaines et à 35 employés de bureau qu’ils devaient partir en janvier. 

En tout, ce sont 400 travailleurs de Québec et de Montréal qui auront été touchés par la fin de ce partenariat d’affaires.  Jean-Michel Genois Gagnon