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Les craintes vis-à-vis la croissance mondiale font reculer la Bourse de Toronto

La Bourse de Toronto a reculé mercredi, avec les marchés américains, alors que la crise de la devise turque et la publication de données économiques décevantes en Chine ont alimenté les craintes vis-à-vis de la croissance mondiale et ont fait reculer les prix des matières premières. L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a rendu 182,17 points, soit 1,12%, à 16 148,5 points, dans le cadre d’un déclin généralisé. Les actions des producteurs de cannabis ont cependant avancé après que Canopy Growth eut annoncé avoir mis la main sur un investissement de 5 milliards $. Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé de 137,5 points à 25 162,41 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a perdu 21,59 points à 2818,37 points. L’indice composé du Nasdaq a retraité de 96,78 points à 7774,12 points. Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,12 cents US, en baisse de 0,29 cent US par rapport à la veille. À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 2,03 $ US, soit 3,02%, à 65,01 $ US le baril, pendant que celui de l’or a rendu 15,70 $ US, ou 1,3%, à 1185 $ US l’once. Le prix du cuivre a plongé de 12 cents US.

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Les revenus des sociétés détenues par des femmes sont inférieurs de 68 000 $

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est largement documenté - une femme gagne en moyenne 74 cents pour chaque dollar du salaire annuel d’un homme, d’après les plus récentes données de Statistique Canada -, mais une nouvelle recherche suggère que la même dynamique prévaut pour les propriétaires de petites et moyennes entreprises. Selon une enquête de PayPal Canada et de la firme de consultants Barraza and Associates, les entreprises détenues par des femmes réalisent un chiffre d'affaires en moyenne inférieur de 68 000 $ à celui d’entreprises semblables détenues par des hommes. Cela représente un écart de 58%, précise le sondage réalisé en ligne auprès de 1000 petites et moyennes entreprises canadiennes entre le 26 janvier et le 28 février 2018. Les résultats montrent que les revenus annuels médians pour les entreprises détenues par des hommes dans six catégories de firmes - allant de la fabrication aux services - s’élevaient à 118 000 $, mais qu’ils n’atteignaient que 50 000 $ pour les entreprises détenues par des femmes. L’écart était légèrement moins prononcé pour les entreprises dont les activités se déroulent en ligne, ne se chiffrant qu’à 55 000 $, soit 44%, par rapport à 71 000 $, ou 64%, pour les entreprises qui ont pignon sur rue. Un obstacle à la croissance des entreprises détenues par des femmes était l’accès aux capitaux, a noté l’enquête. Environ 53% des entreprises appartenant à des femmes avec une composante de commerce électronique ont indiqué qu’il avait été «facile» pour leur société d’obtenir du crédit pour faire croître leurs activités, alors que cette proportion atteignait 67% chez les hommes.