Les affaires express

BeDirty débarque à la SAQ

Après le gin BeOrigin, la distillerie Vice & Vertu récidive avec un nouveau produit baptisé BeDirty sur les tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ). Le gin de type «American Dry», comme le décrit la direction, possède notamment des arômes de poivres et d’épices. Il est fabriqué à Saint-Augustin-de-Desmaures par le radiologiste de formation Franck Sergerie.  Ce dernier partage toujours son temps entre l’hôpital et sa distillerie. Vice & Vertu peut produire aujourd’hui jusqu’à 525 litres d’alcool pur à 95 % par semaine. La compagnie, qui a récemment embauché trois personnes, possède une cuve de moût, quatre cuves de fermentations et un alambic en cuivre d’une capacité de 1 200 litres qui sert à la production de  vodka  à base de grains locaux et de whisky.  Un autre alambic, qui permet de produire jusqu’à 1000 bouteilles par jour, est dédié à la production de gin.  Pour l’instant, M. Sergerie ne vend que ses gins à la SAQ. Au printemps dernier, Vice & Vertu livrait en moyenne 2400 bouteilles de 750 ml par mois à la société d’État. Rappelons que depuis cinq ans, à la SAQ, les ventes des produits québécois ont explosé, passant de 36,3 millions $ à 61,8 millions $. Un bond d’environ 70 %.  Jean-Michel Genois Gagnon

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La Défense nationale choisit LTI

LTI, une entreprise de Québec, décroche un «petit» contrat de 200 000 $ du ministère de la Défense nationale qui pourrait éventuellement atteindre la rondelette somme de 20 millions $. En effet, le gouvernement du Canada se creuse les méninges pour tenter de trouver une compagnie qui lui fournira une solution innovante en matière de positionnement et de navigation permettant, notamment, aux soldats de connaître leur position lorsqu’ils se trouvent dans un tunnel ou encore dans une zone d’opération dans laquelle l’ennemie a brouillé les signaux satellites. LTI est spécialisée en développement d’applications sur mesure, d’aide à la décision et en intelligence artificielle. «Nous avons formé un groupe dédié à ce projet alliant des ingénieurs, des informaticiens, des physiciens et des spécialistes en apprentissage automatique afin de proposer une approche ambitieuse, mais prometteuse pour relever ce défi», a indiqué le président de LTI, Louis Tanguay. Si le projet développé par LTI retient l’attention de la Défense nationale, l’entreprise recevra, en 2019, un financement d’un million $. Cette somme pourrait passer à 20 millions $ si l’entreprise de Québec parvient à satisfaire les exigences de son client.  Gilbert Leduc