Les affaires express

Le coût d'acquisition de Trans Mountain aurait grimpé de 1,9 milliard $

L'expansion de l'oléoduc Trans Mountain coûterait au gouvernement fédéral 1,9 milliard $ de plus que ne le prévoyaient les estimations originales de Kinder Morgan et sa construction se terminerait un an plus tard que prévu, révèlent des documents de Kinder Morgan Canada.Ces informations se trouvaient dans les documents présentés mardi par l'entreprise au gendarme américain des marchés financiers, la Security and Exchange Commission, en lien avec le plan visant à vendre le pipeline au gouvernement canadien pour 4,5 milliards $. Kinder Morgan a longtemps affirmé qu'il en coûterait 7,4 milliards $ pour construire un deuxième oléoduc, parallèle au premier, afin de tripler sa capacité, mais les documents financiers affirment maintenant que la société s'attend à ce que cette opération coûte 9,3 milliards $. Les documents suggèrent en outre que la construction de cette expansion ne serait pas complétée avant décembre 2021, alors que la dernière projection à ce sujet visait plutôt décembre 2020. Le ministre des Finances, Bill Morneau, s'est montré hésitant à discuter du montant qu'il en coûterait pour construire le pipeline pendant que l'entente était finalisée, et la date de clôture a maintenant été repoussée à l'automne. Selon les documents, les actionnaires de Kinder Morgan Canada participeront à une assemblée le 30 août, à Calgary, pour voter sur la proposition de vente.  La Presse canadienne

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Des fermetures pour Tim Hortons aux États-Unis

La société mère de la chaîne de cafés Tim Hortons, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué mardi avoir fermé quatre autres succursales américaines. RBI affirme avoir conclu un accord avec le franchisé des quatre établissements de Cincinnati, dans l'État de l'Ohio, au sujet de leur fermeture. La société a précisé dans un communiqué que chaque marché présentait des occasions et des défis uniques, et qu'elle avait beaucoup appris sur ce qui fonctionnait bien et ce qu'elle pouvait améliorer. RBI a affirmé qu'elle restait néanmoins déterminée à travailler en étroite collaboration avec ses franchisés pour stimuler la croissance de la bannière aux États-Unis. La société aurait également récemment fermé un site à Indianapolis, en Indiana. En outre, le promoteur Show Me Hospitality de St. Louis, au Missouri, a affirmé, dans un communiqué, avoir été forcé par RBI à fermer six établissements dans la région du Grand Saint-Louis à la fin de 2017. La bannière Tim Hortons comptait 685 cafés américains à la fin de 2017, contre 649 établissements à la fin de 2014.  La Presse canadienne

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Tesla privatisé?

Elon Musk, l'emblématique fondateur de Tesla, a semé le trouble mardi en annonçant qu'il avait l'intention de retirer le constructeur de véhicules électriques haut de gamme de la Bourse. En quelques tweets, Elon Musk a mis la pagaille en indiquant qu'il envisageait de retirer Tesla de la cote mais qu'il en restera le PDG. Il a aussi assuré qu'il avait le financement nécessaire à l'opération. L'information a provoqué la suspension de l'action à Wall Street alors qu'elle s'envolait de plus de 7%. Elle a repris la cotation un quart d'heure avant la clôture et a terminé sur un bond de près de 11%. Peu avant la clôture de la Bourse, Tesla a finalement confirmé qu'Elon Musk voulait bien retirer le constructeur de la cote mais a précisé dans un post de blog que la décision finale sera prise au terme d'un vote des actionnaires. Cette annonce intervient au moment où se multiplient les attaques de spéculateurs, qui parient sur l'effondrement de Tesla, une stratégie financière baptisée "short selling". Ils font valoir que Tesla aura du mal à honorer le calendrier de production de la Model 3, véhicule censé le transformer en constructeur de masse. «J'envisage de retirer Tesla de la Bourse à 420 dollars (par action). Financement assuré», affichait à la mi-séance de Wall Street le compte Twitter certifié d'Elon Musk. À ce prix, Tesla pèserait plus de 71 milliards de dollars et serait de près de 20 milliards plus cher que General Motors, le premier constructeur automobile américain. Ce serait également la plus grosse opération de retrait de la cote, ce qui pose la question du financement.  Agence France Presse