Plus de 350 personnes ont perdu leur emploi lors de la fermeture du Concorde.

Les acheteurs potentiels intéressés par un Concorde condo-hôtel

Il y a de fortes probabilités que le Concorde soit en partie transformé en condos locatifs. C'est du moins l'intention des deux plus sérieux acheteurs potentiels. Une situation qui ne plaît guère au maire de Québec.
L'actuel propriétaire Eddy Savoie, aussi président des Résidences Soleil, confirme que les deux acheteurs en question conserveraient seulement, en partie, la vocation hôtelière de l'établissement. Il se dit très confiant d'en arriver à une entente d'ici quelques jours. Les groupes en question sont québécois.
Lorsqu'il a pris possession de l'immeuble, l'homme d'affaires avait tenu à rassurer la Ville qu'il privilégierait des acheteurs qui voudraient poursuivre la raison d'affaires de l'hôtel. Mais selon M. Savoie, il semble difficile pour un promoteur d'atteindre la rentabilité avec un édifice de 400 chambres.
Si une vente se confirme, la vocation hôtelière, si chère aux yeux du maire Régis Labeaume, serait donc seulement à moitié conservée. Questionné sur ce nouveau rebondissement, le maire s'est montré ferme.
«Pourquoi je ne suis pas surpris que M. Savoie n'a pas réussi à vendre à un hôtelier. Je ne suis pas con à temps plein. Il l'a acheté pour peut-être ne pas être capable de le vendre à un hôtelier, suggère M. Labeaume. C'est un homme d'affaires rusé, je pense.»
«Je lui dis : "Vendez à un hôtelier. Forcez-vous. N'essayez pas de nous passer votre projet par en arrière"», avise M. Labeaume, qui n'a pas voulu se prononcer sur ce qu'il compte faire si le Concorde devenait en partie un immeuble de condos locatifs.
Le maire s'est toujours opposé à ce que Les Résidences Soleil transforment le Concorde en résidence pour personnes âgées. Il avait même affirmé ne pas vouloir autoriser la dérogation qui permettrait d'exploiter ce type d'établissement.
Devant ce fait, Eddy Savoie a réussi à acheter le Concorde à la moitié de son prix initial pour réaliser un profit sur la revente. Depuis, il se présente comme un intermédiaire facilitant la transition vers un autre acheteur. De toute évidence, le maire se méfie de ses véritables intentions.