Spécialisée dans la conception de portes et fenêtres, Lepage Millwork emploie 400 travailleurs.

Lepage Millwork, carburer aux défis

L'entreprise Lepage Millwork n'a pas peur des défis. C'est d'ailleurs une partie de son carburant.
Au cours des deux dernières années, Lepage Millwork a investi 6 millions $ pour moderniser et agrandir ses installations.
Spécialisée dans la conception de portes et fenêtres, la compagnie de Rivière-du-Loup s'est forgée une certaine notoriété au cours des dernières années auprès des distributeurs canadiens et américains oeuvrant dans le domaine de la construction résidentielle ainsi qu'auprès des... célébrités. 
Les anciens joueurs de la Ligue nationale de hockey Martin Brodeur et Mario Lemieux, le quart-arrière des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Tom Brady et l'acteur Richard Gere ont notamment opté pour des produits de l'entreprise lors de la construction ou la rénovation de leur demeure. 
«Je regarde actuellement un projet pour Michael Douglas, près du Mont-Tremblant. [...] On fait des produits de grand format. Aux États-Unis, j'ai au moins un projet d'envergure par semaine», indique au Soleil Guy Bonneville, propriétaire de la compagnie qui compte cinq usines à Rivière-du-Loup et qui emploie 400 travailleurs. 
Et pour les plus curieux, oui, il a rencontré l'acteur Richard Gere à New York. «J'ai collaboré sur trois projets» pour celui qui a joué entre autres dans Une jolie femme (Pretty Woman) et Chicago, confie l'homme d'affaires. «Pour un bed and breakfast, pour un autre bâtiment avec l'un de ses amis et pour sa demeure», énumère-t-il.
Modernisation
Depuis quelques années, Lepage Millwork appuie sur le champignon pour développer ses produits et augmenter ses parts de marché. Au cours des deux dernières années, l'entreprise a investi 6 millions $ pour moderniser et agrandir ses installations. Elle a notamment acheté à quelques jets de pierre de ses usines, un établissement de 100 000 pieds carrés appartenant au géant Sobeys. 
«C'est maintenant le campus Lepage Millwork de Rivière-du-Loup», affirme M. Bonneville, qui est devenu le grand patron en 2001 de la compagnie fondée en 1947. Il a travaillé auparavant durant 15 ans pour Bonneville portes et fenêtres à Sainte-Marie de Beauce. L'homme d'affaires était à la recherche d'un nouveau défi dans le secteur privé.
«En 2004-2005, nous avons intégré le marché américain. Il y a eu ensuite la récession. Elle s'est atténuée vers 2012», note M. Bonneville, pour expliquer quelque peu le parcours de l'entreprise depuis qu'il est en poste. «Nous avons aussi développé l'Ontario et, cette année, nous sommes présents dans les Maritimes. Tranquillement, nous prenons notre place dans l'est du Canada et dans le nord-est des États-Unis», poursuit-il.
Pour les prochains mois, Lepage Millwork vise le marché de London, en Ontario. Le chiffre d'affaires de la compagnie est aujourd'hui de plus de 50 millions $. «Depuis 2005, nous grimpons de 10 à 15 % par année. Nous n'avons pas le temps pour les vacances», dit avec humour M. Bonneville, qui a d'ailleurs passé quelques jours à Toronto cette semaine pour rencontrer des clients. «En 2017, nous devrions embaucher entre 50 et 75 nouveaux travailleurs.»
Son entreprise brasse principalement des affaires dans le secteur résidentiel haut de gamme, que ce soit pour la rénovation ou la construction de demeures. Elle oeuvre «très peu» dans le secteur commercial. Environ 50 % des produits fabriqués à Rivière-du-Loup sont exportés au sud de la frontière. Le marché québécois représente 25 % de son portefeuille et l'Ontario également 25 %.