La pandémie aura fait mal à bien des entrepreneurs, mais pas chez Nvira, aux dires de son président-directeur général, Louis-Gabriel Bouchard.
La pandémie aura fait mal à bien des entrepreneurs, mais pas chez Nvira, aux dires de son président-directeur général, Louis-Gabriel Bouchard.

L’environnement, le «grand chantier» de Nvira

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
«Tout le monde doit y mettre du sien pour créer l’environnement de demain.» Pour continuer de faire sa part, après plus de 10 ans en affaires, l’entreprise québécoise Nvira poursuit sa croissance. L’équipe d’une centaine d’employés espère contribuer à transformer l’environnement «pour le mieux».

À ses tout débuts, l’entreprise offrait ses services principalement à des clients de l’industrie pétrolière. Le Groupe Pétrosol avait été créé pour les accompagner de l’installation au démantèlement de leur matériel pétrolier.

Puis, avec pour constant objectif le «progrès», Louis-Gabriel Bouchard, président et directeur général a voulu aller plus loin, explique-t-il.

«On a rapidement commencé à servir des clients de la construction, de l’immobilier et nous avons évolué», principalement à travers des acquisitions», mentionne M. Bouchard.

Depuis, l’énergie, les sols et les matériaux, l’hygiène, santé et sécurité se sont greffés à l’ADN de l’entreprise en solutions environnementales basée à Québec.

La plus récente de ces acquisitions faisant partie du portefeuille de Nvira dès cette semaine est l’entreprise québécoise Terralpha. Elle aussi fondée en 2009, Terralpha trouve son expertise dans l’architecture de paysage et l’aménagement durable. Un bel ajout pour Nvira, croit son président.

«Une fois un terrain décontaminé par exemple, on pourra désormais travailler à le remettre en valeur. Cette nouvelle corde à notre arc vient compléter notre offre de services en environnement», se réjouit-il.

Tournés vers l’avenir

Nvira porte son nom depuis avril dernier, dans un souci de regrouper toutes les filiales de l’entreprise sous une nouvelle image. Nouvelle image rime avec nouvelles ambitions.

À la tête de l’entreprise, Louis-Gabriel Bouchard ne se contente pas de regarder les 17 000 projets déjà complétés dans le passé, il mise plutôt sur «l’environnement de demain». Et l’essor d’un souci pour l’environnement au sein de la population au fil des ans continuera d’être bénéfique pour l’entreprise, observe-t-il.

L’entreprise opère d’ailleurs déjà un peu partout au Québec, en plus de mener quelques projets dans les provinces atlantiques et en Ontario.

«Notre vision, c’est de créer ensemble l’environnement de demain. On le sait, aujourd’hui dans les communautés, l’environnement de demain [idéal], il respecte la notion de développement durable, l’humain, la nature et l’économie. […] Pour nous, le statu quo n’est pas une option, il faut rester à l’avant-garde pour progresser.»

Les réglementations politiques se font de plus en plus restrictives en faveur du respect de l’environnement, ce qui amène aussi des opportunités de croissance à Nvira, prévoit M. Bouchard.

Santé et environnement font la paire

La pandémie aura fait mal à bien des entrepreneurs, mais pas chez Nvira, aux dires de son président-directeur général. Au contraire, sa division en santé, sécurité et hygiène est en «ébullition». Des employeurs font entre autres appel à ce type de services pour garantir un environnement de travail de qualité à leurs équipes.

«On a eu beaucoup de demandes malgré la situation actuelle de la COVID. C’est la preuve que les problématiques environnementales sont partout, estime M. Bouchard. La pandémie aura rappelé à l’ensemble des communautés comment la qualité de l’environnement qui nous entoure est fondamentale.»

Si la santé se situe au cœur des préoccupations de la population depuis le début de la crise sanitaire, ce n’est qu’une question de temps, songe Louis-Gabriel Bouchard, pour que les questions d’environnement ne soient abordées de nouveau.

«Les changements climatiques, les problèmes de transport ont été mis sur pause pendant la tempête de la COVID. Mais de toute évidence, c’est le prochain grand chantier qui va revenir en accéléré une fois qu’on aura adressé les problématiques liées à la crise sanitaire.»