Le gouvernement fait le pari que les petites et moyennes entreprises investiront davantage et vont créer éventuellement des emplois si leurs charges fiscales diminuent.

Leitão donne 282 M$ d'oxygène aux entreprises

Les PME québécoises bénéficieront d'un nouvel allègement fiscal qui totalisera 282 millions $ au cours des cinq prochaines années.
Le gouvernement fait le pari que les petites et moyennes entreprises investiront davantage et vont créer éventuellement de nouveaux emplois si leurs charges fiscales, notamment les taxes sur la masse salariale, diminuent.
D'ici 2021, le taux de cotisation au Fonds des services de santé (FSS) applicable aux entreprises dont la masse salariale est de 1 million $ ou moins baissera graduellement.
Il passera de 1,6 % à 1,45 % pour les PME des secteurs primaire et manufacturier et de 2,7 % à 2 % pour celles des secteurs des services et de la construction.
«Les PME sont un moteur important de la croissance économique et de la création d'emplois au Québec», a soutenu le ministre des Finances, Carlos Leitão. «En favorisant des mesures d'application générale pour stimuler l'investissement, le gouvernement veut offrir aux PME un environnement fiscal leur permettant de croître, d'innover et d'être compétitives.»
La FCEI applaudit
La mesure est bien reçue de la part de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), qui représente 24 000 PME au Québec.
«À terme, en 2021, les taxes sur la masse salariale liées au FSS auront diminué de 50 % pour les PME des secteurs manufacturier et primaire et de 25 % pour celles des autres secteurs, dont les commerces au détail», souligne la vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI, Martine Hébert, qui applaudit bien fort les efforts entrepris par le gouvernement, depuis déjà quelques années, pour accélérer les baisses de taxes sur la masse salariale.
Grosso modo, elle évalue à 1,4 milliard $ les économies engendrées par la baisse du taux de cotisation au FSS d'ici 2021.
«On sait que les propriétaires de PME jugent que les taxes sur la masse salariale sont celles qui nuisent le plus à leur entreprise», insiste Mme Hébert.