L'équipe des ressources humaines de Coveo et les deux Stevie Awards. Dans l'ordre, Vicky Little, Claude-Antoine Tremblay, Catherine D'Anjou, Marie-Ève Drouin, Véronique Martel et Karl Blot.

«Oscars» pour Coveo

Il n'est pas dans les habitudes des spécialistes des ressources humaines de Coveo de courir les concours visant à récompenser les meilleurs employeurs.
Il faut dire que le directeur, Claude-Antoine Tremblay, et son équipe sont bien trop occupés à recruter les plus beaux talents!
De nouveaux employés, ils en ont embauché une centaine cette année, dont plus de la moitié à Québec, une vingtaine à Montréal et quelques-uns à San Francisco et à Amsterdam, où l'entreprise spécialisée dans les technologies de recherche intelligente et de recommandation de contenu brasse aussi des affaires. Dans sa liste de plus d'un millier de clients, notons les noms d'Adobe, L'Oréal, Logitec, GoPro et Honeywell.
Et pour soutenir la croissance de Coveo - qui atteint 50 % d'une année à l'autre aux dires de son chef de la direction, Louis Têtu -, Claude-Antoine Tremblay et sa bande devront en dénicher une centaine d'autres en 2017.
«Ça ne s'arrête pas. Nous sommes rendus à un peu plus de 270 employés», fait remarquer ce dernier en mentionnant qu'une vingtaine de postes sont actuellement affichés sur le site de Coveo (http://careers.coveo.com/fr/open-positions).
#CoveoLife
Au début de l'année, Coveo a voulu prendre le pouls de son monde - dont l'âge moyen est d'à peine 33 ans - et connaître son appréciation du programme #CoveoLife. 
«Nous voulions qu'ils expriment leur opinion sur nos façons de faire en matière de gestion des ressources humaines. Nous voulions, du même coup, valider notre programme et y apporter, au besoin, les améliorations nécessaires», explique Claude-Antoine Tremblay.
Les résultats ont parlé d'eux-mêmes.
Pas moins de 98 % des employés ont accordé une note de 7 et plus (sur 10) au programme #CoveoLife. Dans une proportion quasi identique, ils ont indiqué qu'ils recommanderaient à un ami de choisir Coveo comme employeur.
De plus, les employés ont répondu au sondage qu'ils considéraient Coveo comme un milieu de travail où ils pouvaient apprendre (91 %), grandir (85 %), apporter de nouvelles idées (85 %) et innover (73 %).
Avec ces résultats en main, Coveo a décidé d'aller se mesurer à d'autres employeurs. Ne serait-ce que pour se comparer à ceux qui, eux, ont l'habitude de courir ces concours d'employeurs d'exception.
Allez, hop! Direction New York.
Stevie Awards
En 2002, au lendemain du scandale financier Enron, le milieu des affaires new-yorkais a cherché à redorer son blason auprès du grand public en organisant un concours, les American Business Awards, pour récompenser les entreprises qui ne font pas les choses comme les autres. Qui font mieux les choses que les autres. 
Et pas seulement en matière de gestion de leur personnel.
Ces compagnies reçoivent un Stevie Awards.
Il y a un Stevie Awards pour la meilleure entreprise américaine. Un autre pour l'entreprise s'étant particulièrement distinguée à l'échelle internationale. Une statuette va également à la société qui offre le meilleur service à la clientèle. Un autre Stevie Awards va au meilleur employeur parmi les meilleurs employeurs de la planète.
Cet Oscar version affaires se retrouve aujourd'hui dans les murs de Coveo sur le chemin des Quatre-Bourgeois, à Québec.
Dans les faits, l'entreprise technologique a remporté deux Stevie Awards : l'un pour l'employeur de l'année dans la catégorie des entreprises de logiciels de 250 employés et moins, et l'autre, plus prestigieux, pour l'employeur de l'année toute catégorie. Coveo a damé le pion à des géants comme T-Mobile, Under Armour, DHL et AT&T pour ce Stevie Awards décerné par un jury composé de plus de 50 professionnels des ressources humaines triés sur le volet. Le public pouvait voter pour l'employeur de l'année.
«Évidemment, cette récompense nous apporte une visibilité inestimable, principalement aux États-Unis où il est difficile, pour une petite entreprise québécoise, de se démarquer auprès des chercheurs d'emploi», commente Claude-Antoine Tremblay.
Pour les employés de Coveo, l'obtention de ces deux reconnaissances internationales renforce le sentiment de fierté et d'appartenance à l'organisation.
Bon an mal an, la compétition des Stevie Awards récolte plus de 10 000 candidatures provenant de plus de 60 pays.   
La chronique Le travail et nous fait relâche. De retour le 16 janvier.
Travailler fort et profiter de la vie
La devise chez Coveo, c'est «work hard, play hard».
Travailler très fort et profiter très fort de la vie.
«Notre style de gestion est axé autour de la notion d'empowerment, c'est-à-dire d'accroître le pouvoir d'agir de nos employés qui ne sont pas de simples exécutants, mais des participants au processus de création», explique le directeur des ressources humaines, Claude-Antoine Tremblay, en signalant que le «pouvoir de création» chez Coveo n'était pas l'apanage d'une minorité d'experts ou de spécialistes.
«Dès le premier jour de leur embauche, nous laissons nos employés prendre leurs responsabilités et développer leur potentiel. De cette façon, nous croyons que nous pouvons stimuler leur créativité et leur capacité d'innovation au maximum. Notre entreprise, avouons-le, dépend à 110 % de la capacité d'innovation de chacun de nos employés. Leur contribution à notre évolution est vitale. Rappelons que nous nous battons tous les jours contre des adversaires de la trempe  d'Oracle et de Microsoft.»
Chez Coveo, la structure hiérarchique est minimaliste.
Et l'erreur est un droit. «À la condition, évidemment, que l'erreur soit corrigée rapidement et qu'elle ne se répète pas», précise le directeur des ressources humaines.
Par ailleurs, la rareté de main-d'oeuvre n'oblige pas Coveo à réduire ses exigences au moment d'embaucher de nouveaux équipiers. Pas question de prendre le premier candidat disponible.
«Compte tenu des responsabilités que nous confions à nos travailleurs dès leur arrivée au sein de l'entreprise, nous n'avons pas d'autre choix que recruter les meilleurs. Il n'y a pas de compromis possible à faire là-dessus», insiste Claude-Antoine Tremblay.
«Nous recherchons des gens passionnés. Des gens qui ont des projets personnels. Qui contribuent de leur façon dans leur communauté. Leur CV nous dit ce qu'ils ont fait. Nous, nous voulons savoir, maintenant, ce qu'ils veulent faire. Ce qu'ils vont apporter à l'entreprise.»
En retour, Coveo s'engage à fournir à ses troupiers tout ce qu'il faut pour qu'ils profitent très fort de la vie : de la nourriture santé, des horaires flexibles, des conditions salariales et des avantages sociaux concurrentiels et des activités récréatives.