Statistique Canada rapporte que pour l'ensemble du mois de mars dernier, les principaux transporteurs aériens du pays ont transporté 4,3 millions de passagers sur leurs vols réguliers et d'affrètement, 44,1 % de moins qu'en mars 2019.
Statistique Canada rapporte que pour l'ensemble du mois de mars dernier, les principaux transporteurs aériens du pays ont transporté 4,3 millions de passagers sur leurs vols réguliers et d'affrètement, 44,1 % de moins qu'en mars 2019.

Le transport aérien durement touché en mars 

La Presse Canadienne
OTTAWA — Les ravages de la crise de la COVID-19 dans l'industrie canadienne du transport aérien se confirment lundi avec de nouvelles données publiées par Statistique Canada.

L'agence fédérale rapporte que pour l'ensemble du mois de mars dernier, les principaux transporteurs aériens du pays ont transporté 4,3 millions de passagers sur leurs vols réguliers et d'affrètement, 44,1 % de moins qu'en mars 2019.

C'était la plus forte baisse jamais enregistrée pour les statistiques mensuelles sur l'aviation civile.

Statistique Canada ajoute que la pleine ampleur des répercussions de la pandémie sur l'industrie se fera plus évidente au cours de la période d'avril à juin.

D'une année à l'autre, la circulation aérienne a fléchi de 45 % à 10,9 milliards de passagers-kilomètres en mars. Par conséquent, les recettes d'exploitation totales déclarées par ces compagnies aériennes se sont chiffrées à 1,3 milliard $ en mars, en baisse de 41 % par rapport au même mois un an plus tôt.

Le 16 mars, le gouvernement du Canada a annoncé que deux jours plus tard, il y aurait fermeture de la frontière à la majorité des voyageurs étrangers dans le but de freiner la propagation de la pandémie de COVID-19. Certaines des principales compagnies aériennes canadiennes ont alors suspendu toutes leurs activités, alors que d'autres les ont réduites dans une mesure allant de 85 % à 90 %.

Statistique Canada ajoute par ailleurs que le volume de carburant à turbomoteurs consommé a diminué de 26,9 % d'une année à l'autre pour se chiffrer à 507,1 millions de litres, alors que le nombre d'heures de vol a fléchi de 27,6 % à 147 000 heures.

L'agence rappelle que l'industrie du transport aérien génère des recettes minimales, mais fait face à des dépenses d'exploitation soutenues.