Jean Laberge a vraiment eu la piqûre du baseball en accompagnant son fils Vincent sur les terrains de balle de Québec et de la province.

Le quincaillier qui aimait le baseball

Vendra-t-il un pistolet d'arrosage ou un gallon de peinture de plus parce que le champ de rêve des Capitales de Québec de la Ligue Can-Am porte dorénavant le nom de ses commerces?
«Peut-être que oui. Peut-être que non.»
Président du Groupe Laberge et de la chaîne de quincailleries Canac, Jean Laberge avoue qu'il est difficile de chiffrer à la cenne près, à la fin de l'année, les retombées financières d'une association avec une organisation sportive.
Sur le plan de la notoriété de son entreprise, par contre, Jean Laberge estime avoir frappé un long coup de circuit dans le champ centre!
Acheter les droits d'identification du Stade municipal de Québec n'a pas seulement été une décision d'affaires pour le propriétaire de 25 quincailleries au Québec - une 26e est actuellement en construction à Saint-Hubert en Montérégie.
Son amour pour le baseball et pour la «gang» du baseball dans la capitale a pesé lourd dans la balance. 
«Un gros coup de coeur», avoue-t-il en entrevue au Soleil.
Le Groupe Laberge a conclu, l'an dernier, un partenariat financier avec le Complexe de baseball Victoria (CBV) - l'organisme à but non lucratif désigné par la Ville de Québec pour gérer, pour entretenir et pour exploiter le Stade municipal - prévoyant que l'équipement sportif construit en 1938 portera dorénavant le nom de Stade Canac.
En contrepartie, le Groupe Laberge s'engage à verser 1 million $ à CBV au cours de la prochaine décennie.
«Chaque année, nous remettrons un chèque de 100 000 $. C'est le minimum. Nous fournirons, en plus, un paquet de services pour lesquels nous ne ferons pas nécessairement un décompte serré. C'est sûr et certain que ça va monter à plus qu'un million $», affirme Jean Laberge dont l'entreprise est un commanditaire majeur des Capitales et un partenaire du développement du baseball à Québec depuis plusieurs années. 
Le nom de Canac est associé au monde du sport à Québec. Baseball. Football. Soccer. Hockey. «Faites le tour des arénas et vous retrouverez le nom Canac sur pas mal de bandes!»
Parce qu'il en donne plus au baseball, Jean Laberge délaisse un peu les Remparts. 
«On ne peut pas être partout. Il faut aussi laisser la place aux autres.»
Le «rêve fou» 
Jean Laberge a toujours eu un faible pour le baseball.
La piqûre, il l'a vraiment attrapée en accompagnant son fils sur les terrains de balle de la région de Québec et de la Belle Province.
«Vincent a commencé à jouer alors qu'il n'avait que cinq ans. Il a fréquenté l'école secondaire Cardinal-Roy où il était inscrit dans le programme sports-études baseball. Plus il vieillissait, plus le calibre augmentait. Et plus mon intérêt pour le baseball augmentait. Encore aujourd'hui, il joue dans un circuit junior provincial AA», raconte le fier papa qui siège sur le conseil d'administration du Centre régional de baseball de haute performance.
Au fil de son engagement dans le baseball à Québec, Jean Laberge a participé à la réflexion dirigée par Michel Laplante - le président des Capitales - et sa bande, visant à concrétiser un «rêve fou», celui d'aménager une surface de jeu synthétique et de construire un dôme amovible au Stade municipal. Une affaire de 3,3 millions $.
«De voir des gens aussi sérieux, motivés, disciplinés et ayant véritablement le baseball dans la peau pousser aussi fort pour faire avancer le projet m'a convaincu. Il fallait que je fasse ma part», explique le commanditaire principal de Complexe de baseball Victoria.
«Moi, ce qui me fait triper, c'est de réaliser que des milliers de jeunes de tous les âges peuvent maintenant fouler le losange sur lequel évoluent les Capitales. Chose impossible à l'époque du terrain gazonné. Les risques de le briser pour les matchs des Capitales et de l'équipe junior Les Diamants étaient trop grands. Aujourd'hui, tout le monde peut en profiter. L'ajout, cet automne, du toit amovible rendra alors le stade accessible aux sportifs douze mois par année.»