La ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet.

Le Québec glisse au 21e rang mondial des territoires miniers

Un sondage de l'Institut Fraser, réalisé auprès de 690 dirigeants miniers dans le monde, révèle que le Québec a chuté au 21e rang des territoires miniers en 2013. La province a occupé la tête du classement de 2007 à 2009.
Les changements apportés aux politiques minières de la province inquiéteraient sérieusement l'industrie. Les principales préoccupations de cette dernière sont «l'incertitude entourant l'administration, l'interprétation et l'application de la réglementation ainsi que le système juridique et le système fiscal de la province».
Les grands acteurs de l'industrie demandent par l'entremise de cette étude une réduction de la bureaucratie, une minimisation des risques et le respect des contrats négociés. Trois provinces canadiennes, à savoir l'Alberta (troisième), le Nouveau-Brunswick (septième) et Terre-Neuve-et-Labrador (neuvième), se sont classées parmi les 10 premiers territoires miniers du monde. Les 10 destinations préférées sont la Suède, la Finlande, l'Alberta, l'Irlande, le Wyoming, l'Australie-
Occidentale, le Nouveau-Brunswick, le Nevada, Terre-Neuve-et-Labrador et la Norvège.
Industrie florissante
«La confiance que les dirigeants des sociétés minières ont dans la Suède et la Finlande, par exemple, prouve qu'il est possible de mettre en place de solides protections environnementales tout en maintenant une industrie minière florissante. Les dirigeants politiques du Québec devraient en prendre bonne note», affirme Kenneth P. Green, directeur général, Énergie et ressources naturelles à l'Institut Fraser.
Les 10 destinations les moins attrayantes pour l'investissement sont le Kirghizstan, le Venezuela, les Philippines, l'Argentine (La Rioja), l'Angola, l'Argentine (Mendoza), le Zimbabwe, la Côte d'Ivoire, l'Indonésie et Madagascar.
L'Association minière du Québec «ne peut accepter cette 21e place et souhaite que tous les acteurs du secteur minier travaillent ensemble pour rétablir sa réputation», peut-on lire dans un communiqué.
L'Association ajoute que «maintenant que la nouvelle Loi sur les mines est adoptée, que le flou législatif est levé et que le nouveau régime de redevances est défini, la prochaine enquête de l'Institut Fraser sera cruciale et permettra de connaître le réel positionnement du Québec».
La ministre des Ressources naturelles du Québec, Martine Ouellet, était à Toronto lundi, à l'occasion du congrès annuel de l'Association des prospecteurs et des entrepreneurs du Canada. Sans émettre de commentaires directement sur le sondage de l'Institut Fraser, elle a souligné l'importance de l'activité minière pour le gouvernement et les récents «gestes concrets et structurants afin d'appuyer la réalisation de projets miniers porteurs», soit la Loi sur les mines en décembre 2013.