Investissement Québec doit suspendre pour une «durée indéterminée» le démarrage des travaux d'ingénierie, «évalués à plusieurs dizaines de millions de dollars», qui devaient être lancés cet automne, le temps de trouver un nouvel investisseur.     

Le projet Mine Arnaud retardé à Sept-Îles

Investissement Québec se voit contraint de retarder son important projet Mine Arnaud à Sept-Îles parce son unique partenaire refuse d'y investir davantage.
Yara International ASA a récemment fait savoir à la Société d'État «qu'elle ne voulait pas réinvestir à court terme, a confirmé au Soleil la porte-parole, Chantal Corbeil. Yara maintient toujours par contre son intérêt pour acheter entre 40 et 50 pour cent de la production, elle est toujours là pour ça», rajoute-t-elle 
Reste que la décision de la Norvégienne implique qu'Investissement Québec doit suspendre pour une «durée indéterminée» le démarrage des travaux d'ingénierie, «évalués à plusieurs dizaines de millions de dollars», qui devaient être lancés cet automne, le temps de trouver un nouvel investisseur.     
La Société d'État a donc mandaté une «firme internationale» pour identifier des partenaires potentiels. Investissement Québec assure pour l'heure entretenir des «discussions sérieuses» avec certains d'entre eux. «On attend que ces discussions-là soient plus avancées avant de réinvestir», indique Mme Corbeil. 
Le report des travaux d'ingénierie repousse inévitablement le début de la construction de la mine, qui devait s'amorcer au printemps prochain. À ce jour, Yara a déjà investi 20 millions $ dans le projet minier évalué à 850 millions $. Investissement Québec a pour sa part allongé 30 millions $. 
La semaine dernière, Investissement Québec confirmait que la quantité d'apatite achetée par Yara ne correspondait plus à 100% de la production, mais à entre 40 et 50%, notamment parce que la capacité du site minier a été revue à la hausse.