Le projet du Maurice 2.0 tombe à l'eau

Le projet du Maurice 2.0 tombe à l’eau. L’homme d’affaires qui souhaitait relancer le défunt établissement de la Grande Allée n’est pas parvenu à compléter le financement nécessaire.

C’est ce qu’a confirmé au Soleil le propriétaire de l’édifice, Denis Pelletier. La transaction avec Charles Kamoun a achoppé vendredi dernier.

«Malheureusement, le Maurice est de nouveau disponible depuis vendredi», indique M. Pelletier. «On espérait tous une ouverture pour ce printemps. Cette semaine, je vais rencontrer deux autres groupes de Québec qui se sont manifestés au cours des dernières semaines. On ne pouvait pas discuter avec ces gens, car M. Kamoun avait une option sur les locaux. C’est dommage, mais il n’est pas trop tard pour une ouverture pour l’été», poursuit-il, espérant avoir très rapidement des bonnes nouvelles pour les oiseaux de nuit.

En janvier, M. Kamoun avait mentionné dans une entrevue avec Le Soleil qu’il souhaitait relancer l’institution ouverte de 1994 à 2017 grâce à un nouveau concept de «bar et spectacles» avec DJ, danseurs et acrobates. Les travaux devaient débuter au cours des prochains jours.

Lundi, lors du passage du Soleil, aucun travailleur n’était présent sur le site.

«Il voulait faire des travaux majeurs, il n’a pas obtenu le financement. Cela fait partie de la business. Les banques sont plus dures», affirme M. Pelletier, avouant qu’il était prêt à injecter quelques billets verts dans l’aventure.

Depuis quelques jours, l’établissement de la Grande Allée est de nouveau disponible selon une annonce sur le site de vente en ligne Kijiji. Le montant pour devenir locataire est de 275 000 $.

Aujourd’hui, M. Pelletier n’écarte plus la possibilité de vendre l’édifice. Selon le rôle d’évaluation foncière de la ville de Québec, il est évalué à 4,25 millions $.

«Il faut avoir un projet, c’est important pour la rue. Il y a un engouement. C’est un bon site», dit M. Pelletier, qui refuse l’idée de transformer son immeuble en édifice à condos.  

Le propriétaire des locaux prévoit également avoir éventuellement des discussions avec un groupe de Toronto.

Déception

Joint par Le Soleil, M. Kamoun ne cache pas sa déception. Il affirme que l’un de ses associés a récemment retiré ses billes du projet ce qui a eu un impact sur le financement.

«Cela s’est bien terminé, mais là on se concentre sur un autre projet», souligne M. Kamoun. «C’était la bonne décision. C'était toutefois à contrecoeur. Le financement dans le domaine des bars est très difficile à obtenir. Je ne pouvais plus réaliser le projet que je voulais pour la ville de Québec», ajoute-t-il.

Le jeune homme d’affaires de 25 ans estime avoir perdu plusieurs milliers de dollars dans l’aventure, notamment pour élaborer les plans et le logo.

Le Maurice Night Club et le Charlotte ont fermé leurs portes en novembre 2017. Avec Céline Fabriès