Les avis divergent sur l'effet que la déréglementation du prix du lait aurait sur les consommateurs.

Le prix du lait reste réglementé, mais pourrait être recalculé

Le prix du lait demeurera réglementé au Québec, mais la Régie des marchés agricoles pourrait décider de modifier les façons de le calculer. Des voix s'élèvent par ailleurs pour que la Côte-Nord, qui est présentement exclue du règlement, y soit intégrée.
La Régie des marchés agricoles a tenu une rencontre publique le 29 janvier en présence de tous les intervenants de la filière laitière. Tant les producteurs laitiers que les industriels québécois, les détaillants québécois et les représentants des consommateurs se sont prononcés en faveur du statu quo, indique Pierre Nadeau, pdg du Conseil des industriels laitiers du Québec. Le Conseil canadien du commerce de détail est pour sa part resté neutre sur la question.
La crainte d'une guerre des prix qui aurait raison des petits détaillants a incité les différentes organisations à se prononcer en faveur du maintien d'un règlement qui fixe le prix minimum et maximum du lait. Mais selon M. Nadeau, la Régie pourrait très bien décider de revoir les modalités de calcul, qui reposent sur plusieurs indices.
À cette fin, les industriels ont accepté de fournir leurs coûts, pourvu que ceux-ci ne soient pas divulgués publiquement, a indiqué M. Nadeau.
Côte-Nord
Deux lettres ont par ailleurs été déposées devant les régisseurs en provenance de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord et de la Conférence régionale des élus de la Côte-Nord demandant que cette région soit intégrée au règlement. Présentement, le prix d'un sac de quatre litres de lait dans cette région peut varier de 5,58 $ à 15,96 $ selon que les secteurs sont plus ou moins éloignés des grands centres.
À la Régie des marchés agricoles, le porte-parole Éric Andriamanjay a indiqué que les régisseurs prenaient les résultats de la rencontre en délibéré et qu'il est trop tôt pour dire si les indices de calcul seront effectivement revus ou si la Côte-Nord pourrait elle aussi bénéficier d'un contrôle des prix.