Malgré une augmentation salariale de 35 % de 2000 à 2017, le pouvoir d’achat des fonctionnaires québécois a diminué de 0,5 % sur la même période de temps en raison de la croissance des prix de la consommation.

Le pouvoir d'achat des fonctionnaires en baisse

Les travailleurs de l’administration québécoise ont vu leur pouvoir d’achat diminuer légèrement sur une longue période, soit depuis l’année 2000.

Selon le plus récent bulletin de l’Institut de la statistique du Québec sur le sujet, ces travailleurs dans la fonction publique, la santé et l’éducation qui ont un emploi comparable dans le secteur privé ont vu leur pouvoir d’achat diminuer de 0,5% sur la période qui s’étend de 2000 à 2017.

Il s’agit par exemple d’agents de bureau, de techniciens en administration et d’informaticiens de l’administration publique qui ont un pendant dans le privé.

Plus précisément, la croissance salariale de ces travailleurs de l’administration québécoise a été de 35% de 2000 à 2017.

Mais pendant la même période, l’indice des prix à la consommation a crû de 35,7%. 

À l’aide d’une équation qui est utilisée pour comparer la croissance réelle des salaires sur de longues périodes, les statisticiens en concluent que l’affaiblissement du pouvoir d’achat a été de 0,5% pour ces travailleurs de l’administration québécoise.

Concrètement, il y a eu un affaiblissement du pouvoir d’achat dans l’administration québécoise durant la première décennie de cette période, de 2000 à 2009, puis un redressement de 2010 à 2017, souligne l’ISQ.

Croissance au privé

Pendant cette même période, les travailleurs syndiqués du secteur privé ont connu une croissance salariale réelle - qui tient donc compte de l’indice des prix à la consommation (IPC) - de l’ordre de 12,7%. La croissance nominale des salaires pour les syndiqués du secteur privé pendant cette période, elle, avait atteint 52,9%.

En fait, «la croissance salariale annuelle dans l’administration québécoise a été inférieure à celle du secteur privé, à l’exception de trois années» pendant cette période de 2000 à 2017, souligne l’ISQ dans son bulletin Flash-info de juillet.

Et «elle a été à sept occasions moins élevée que l’évolution de l’IPC», ajoute l’ISQ.