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Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, est dans le viseur de la nouvelle administration démocrate, mais aussi des élus des deux partis depuis plusieurs années, qui voient d’un mauvais oeil son immense pouvoir sur l’économie américaine et donc aussi sur la politique.
Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, est dans le viseur de la nouvelle administration démocrate, mais aussi des élus des deux partis depuis plusieurs années, qui voient d’un mauvais oeil son immense pouvoir sur l’économie américaine et donc aussi sur la politique.

Le patron d’Amazon, Jeff Bezos, soutient une hausse de l’impôt sur les sociétés

Agence France-Presse
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«Nous soutenons une hausse de l’impôt sur les sociétés», a assuré le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, mardi dans une déclaration publiée par son groupe sur Twitter, quelques jours après que Joe Biden s’est plaint qu’Amazon ne paye pas d’impôts sur les bénéfices.

Le président américain souhaite augmenter les impôts des Américains les plus riches et sur les sociétés, notamment pour financer un plan d’investissements de quelque 2000 milliards $ US dans les infrastructures.

Il a assuré mercredi dernier qu’il n’avait «rien contre les millionnaires et les milliardaires» tout en critiquant les «plus grandes entreprises du monde, dont Amazon», qui «utilisent diverses astuces juridiques et ne paient pas un seul centime d’impôt fédéral sur les bénéfices».

«Nous soutenons la vision du gouvernement de Joe Biden qui veut faire des investissements audacieux dans les infrastructures américaines», a affirmé Jeff Bezos, l’homme le plus riche au monde avec une fortune estimée à plus de 188 milliards $ US selon Forbes.

Le géant du commerce en ligne est dans le viseur de la nouvelle administration démocrate, mais aussi des élus des deux partis depuis plusieurs années, qui voient d’un mauvais oeil son immense pouvoir sur l’économie américaine et donc aussi sur la politique.

«Nous avons hâte de voir le Congrès et le gouvernement se réunir pour trouver une bonne solution, qui soit équilibrée et maintienne ou même fortifie la compétitivité américaine», a ajouté M. Bezos.

Le deuxième plus grand employeur américain a quasiment doublé son bénéfice net à 21 milliards $ US en 2020, grâce à l’explosion de la demande en temps de pandémie.

Mais la pression politique monte pour freiner le groupe de Seattle, dans l’État de Washington. Plusieurs autorités fédérales enquêtent sur de potentiels abus de position dominante de la part d’Amazon et d’autres mastodontes des technologies.

Joe Biden a nommé des experts anti-monopoles au plus haut niveau et affiché son soutien à un mouvement de création d’un syndicat dans un entrepôt du groupe en Alabama. Ce serait une première pour Amazon aux États-Unis en cas de succès.

Le locataire de la Maison-Blanche compte ramener les impôts sur les sociétés à 28 % alors que ceux-ci avaient été abaissés de 35 % à 21 % sous l’ère Donald Trump.

Selon lui, cela permettra de générer 1000 milliards $ US de recettes supplémentaires pour l’État sur 15 ans.

«En 2019, une analyse indépendante a révélé qu’il y avait 91, j’insiste, 91 entreprises faisant partie […] des plus grandes entreprises du monde, dont Amazon, qui utilisaient diverses astuces juridiques et ne payaient pas un seul centime d’impôt fédéral sur les bénéfices», avait-il déploré.