Les quelque 150 membres du Syndicat des employé-e-s de la station de ski Stoneham ne peuvent plus travailler. Pas de remontée mécanique, pas de patrouille, pas d'enneigement, pas d'entretien des pistes, donc.

Le NPD inquiet du conflit à la station de ski Stoneham

Deux députées néo-démocrates de la région de Québec s'inquiètent des conséquences économiques du conflit de travail à Stoneham.
Élaine Michaud (Portneuf-Jacques-Cartier) et Anne-Marie Day (Charlesbourg-Haute-Saint-Charles) ont rendu visite samedi aux travailleurs qui faisaient le pied de grue devant la station touristique. Les deux députées demandent que les parties retournent à la table de négociation afin de trouver un compromis pour sauver la saison de ski.
«Le temps presse, affirme Élaine Michaud. Si les choses n'avancent pas cette semaine, la saison pourrait être compromise et les conséquences économiques pourraient être désastreuses.» Ça fait maintenant trois fins de semaine que les amateurs de planche à neige et de ski ne peuvent pas profiter des pentes de la Station touristique Stoneham.
Les quelque 150 membres du syndicat des employés ne peuvent plus travailler depuis le 26 novembre. La convention collective des employés touchés par ce lock-out venait à échéance en juillet dernier. Les négociations, qui ont débuté au printemps, achoppent notamment sur les salaires. Les travailleurs saisonniers réclament aussi d'être payés à la semaine, au lieu de ne recevoir un premier paiement qu'au début janvier, et un régime de retraite simplifié semblable à celui du Mont-Sainte-Anne.
«Le plus important, en ce moment, c'est que les deux parties puissent négocier de bonne foi», a déclaré Anne-Marie Day. «Le lock-out n'est pas une solution viable pour l'économie de la région et les familles qui dépendent de cette activité économique.»
Les députées du NPD affirment comprendre «les frustrations des employés, des skieurs et des propriétaires de commerces avoisinants qui perdent des milliers de dollars».
Malgré la rumeur voulant que les deux partis aient eu des discussions vendredi soir, aucune offre n'a encore été faite au président du syndicat, Luc Forbeaux.
«Aucune négociation n'a repris. La seule chose que nous savons, c'est que la conciliatrice a discuté avec les propriétaires [Resorts of the Canadian Rockies]. Nous n'avons eu aucune information sur le sujet des discussions».