Dans l’ordre, le président d’Olympus Corporation, Hiroyuki Sasa, le président d’Olympus NDT Canada, Kenji Kowata, le consul général du Japon à Montréal, Hideaki Kuramitsu, et le maire sortant de la Ville de Québec, Régis Labeaume, à l’inauguration du nouvel édifice de la multinationale Olympus NDT dans l’Espace d’innovation Michelet.

Le nouveau chez-soi d'Olympus NDT Canada

Olympus NDT Canada a inauguré en grandes pompes, lundi, son nouvel immeuble de 37 millions $ dans l’Espace d’innovation Michelet. À un jet de pierre de là, le nouveau siège social d’Eddyfi Technologies lève de terre. Pour ne pas être en reste, cette dernière annonçait, lundi, l’acquisition d’une technologie britannique au coût d’une dizaine de millions $. Décidément, l’écosystème du contrôle non destructif — qui inclut également Sonatest, Zetec et Creaform — se porte bien à Québec.

Le nouveau complexe de fabrication de la multinationale japonaise dans l’Espace d’innovation Michelet a tellement impressionné le président d’Olympus NDT Canada et aussi d’Olympus Scientific Solutions Americas qu’il a choisi de déménager ses pénates de Boston à Québec!

«C’est pour vous dire à quel point je suis enthousiaste à l’idée de cette nouvelle aventure qui débute pour Olympus, ses employés et la Ville de Québec», a déclaré Kenji Kowata à l’occasion, lundi, de l’inauguration de l’édifice d’Olympus NDT dans la capitale.

Le président d’Olympus Corporation, Hiroyuki Sasa, le consul général du Japon à Montréal, Hideaki Kuramitsu, et le maire sortant de Québec, Régis Labeaume, entre autres, ont participé à l’événement protocolaire.

La multinationale a investi 37 millions $ pour ériger son nouvel immeuble de 170 000 pieds carrés dans lequel s’affairent actuellement 380 travailleurs. Un édifice deux plus fois grand que celui qu’elle occupait dans le Parc technologique du Québec métropolitain. «L’espace est prévu pour accueillir jusqu’à 500 employés», a souligné le directeur principal des opérations à Québec, Alain Laboissonnière.

L’aventure entre Olympus et la Ville de Québec remonte à 2005 alors que le géant japonais du matériel médical, des appareils photographiques et du matériel industriel mettait le grappin pour la somme de 115 millions $US sur RD Tech, une entreprise québécoise spécialisée dans le contrôle non destructif.

«Pour assurer notre compétitivité technologique, il faut que les centres de développement profitent d’un environnement favorable, y compris une main-d’œuvre de calibre exceptionnel, des capitaux et le soutien des entreprises environnantes», a déclaré Hiroyuki Sasa en signalant l’apport de l’Université Laval tant au chapitre de la recherche que de la formation des spécialistes et des crédits d’impôt offerts par le gouvernement du Québec. «Nous avons choisi d’investir ici et de construire ce nouveau complexe parce que nous sommes convaincus que tous ces avantages sont fondamentaux pour maintenir notre technologie à un niveau de compétitivité élevé.»

Plus qu’une bâtisse

Il ne suffit plus d’un plafond, d’un toit et quatre murs pour attirer les talents. Olympus l’a compris et a conçu un milieu de travail propice au bien-être et à la santé de ses travailleurs.

Des aires ouvertes pour favoriser la communication. Des espaces communs consacrés à la détente. Une salle d’exercice. Un service de cafeteria et une salle à manger de 400 places. Une terrasse extérieure avec un foyer.

Pour Régis Labeaume, l’investissement de la multinationale confirme les atouts économiques de la ville de Québec «qui se distingue par le savoir, l’innovation et la qualité de la main-d’œuvre spécialisée.» 

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RARETÉ DE LA MAIN-D'OEUVRE À QUÉBEC: LABEAUME PROMET DES INTERVENTIONS TOUS AZIMUTS

En participant, lundi, à l’inauguration du nouvel édifice de la multinationale Olympus NDT dans l’Espace d’innovation Michelet, le maire sortant de Québec, Régis Labeaume, n’a pu s’empêcher d’évoquer le «danger» qui guette, selon lui, la poursuite du développement économique de la région de Québec.

Le manque de main-d’œuvre.

Montréal. Le Canada francophone. La France. Les États-Unis.

La quête de bras et de cerveaux se fera tous azimuts, a promis Régis Labeaume.

Récemment, le maire sortant a accompagné des entreprises technologiques de Québec lors d’une mission de recrutement à l’École Polytechnique de Montréal. 

«J’ai eu un petit choc à cette occasion. Surprenamment, nous ne sommes pas connus tant que ça, à Québec. Les finissants peuvent aller travailler n’importe où dans le monde. Je vous le dis, ce n’est pas évident pour Québec.»

Tournée à Montréal

S’il est réélu, le 5 novembre, M. Labeaume promet de mettre tout son poids pour faire connaître à Montréal les emplois disponibles dans la capitale.

«Je vais aller à Montréal. Même si le taux de chômage a baissé à Montréal [8,1 % en septembre], il demeure plus élevé qu’à Québec [4 %]. On va se permettre d’aller à Montréal pour recruter. Ça me semble inévitable. On va le faire délicatement et correctement», précise le maire sortant en laissant entendre que Québec n’entendait surtout pas vouloir aller jouer les gros bras dans la métropole pour voler des travailleurs aux entreprises montréalaises.

Régis Labeaume dit qu’il va également «faire le tour» des institutions d’enseignement supérieur du Québec et des collèges et des universités francophones à travers le pays.

«Il faudra aussi aller aux États-Unis. Je pense aux personnes qui détiennent un permis temporaire qui pourrait ne pas être renouvellé au cours des prochains mois et leur dire que s’ils doivent sortir des États-Unis, nous, à Québec, nous avons besoin d’elles. Avec Québec International, nous sommes en train de développer une stratégie à cet égard.»

«Prioriser la main-d’œuvre francophone»

Régis Labeaume mise également sur le projet pilote annoncé récemment avec Pôle emploi — l’équivalent français d’Emploi Québec.

«On va prioriser la main-d’œuvre francophone. La langue, c’est le premier facteur d’intégration.»

M. Labeaume a expliqué que le projet pilote permettra l’affichage des postes à pourvoir au sein des entreprises d’ici dans plus de 900 bureaux de Pôle emploi à travers la France. «Je pense que ça va donner des résultats.»