Le ministre des Transports autorise la fusion des territoires de taxi à Québec

Le ministre des Transports autorise la fusion des territoires de taxi dans l’agglomération de Québec. Le regroupement réclamé par l’industrie devrait diminuer le temps d’attente et pourrait paver la voie à la création d’une seule coopérative.

Le projet de règlement du ministre François Bonnardel est inscrit dans la Gazette officielle du Québec du mercredi 30 janvier. Ainsi, les territoires de Charlesbourg, de l’Est de Québec, de Québec, de Sainte-Foy–Sillery, de Saint-Émile, de Val-Bélair et de Wendake ne formeraient plus qu’un. Ils feraient ainsi partie de la nouvelle agglomération A.59 Québec. Ce nouveau territoire correspondrait à ceux des villes de Québec, de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures, de la réserve indienne de Wendake ainsi que de la paroisse de Notre-Dame-des-Anges.

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) en avait fait la demande. Son représentant, Abdallah Homsy, a applaudi cette nouvelle. «Je suis très heureux. Ça va améliorer le service», a-t-il confié au Soleil.

«Ça n’a pas de bon sens de ne pas avoir le droit d’aller chercher des clients dans tel ou tel secteur. On a des taxis qui roulent à vide pour retourner dans leur territoire. Avec la congestion, les travaux et les tempêtes, c’est la clientèle qui va être gagnante», explique-t-il. 

Projet pilote

En décembre, le ministre Bonnardel avait fait un premier pas avec un projet pilote d’un an qui permet aux chauffeurs de toutes les compagnies de cueillir des clients à certains points chauds comme l’aéroport de Québec, au terminal de croisière du Vieux-Port, à la gare fluviale Québec-Lévis, aux gares du Palais et de Sainte-Foy, de même qu’au Centre Vidéotron. Déjà, la notion de territoire ne s’applique plus lorsque la demande d’un client s’effectue par le biais de l’application mobile utilisée par toutes les coops. 

Seuls la Coop de taxi Sainte-Foy et Taxi Laurier s’y étaient opposés. Comme d’autres, ils pourront se faire entendre lors d’une consultation de la Commission des transports du Québec prévu le 26 février.

Pour M. Homsy, il est clair que cette fusion des territoires, si elle se réalise, pourrait aboutir à une fusion des coopératives. «Comme vous le dites, ça pourrait être une possibilité», répond prudemment le représentant, sachant pertinemment que le sujet peut heurter.