La première phase du projet devrait permettre la construction de 124 unités de logement.

Le Massif présente son «camp de base» [VIDÉO]

Le Massif de Charlevoix lance la première phase d’un grand projet de développement immobilier près du village de Petite-Rivière-Saint-François. À terme, ce nouveau Camp de base ajoute 400 unités d’hébergements au pied de la montagne, en plus d’autres services.

«On l’appelle le Camp de base, ce n’est pas pour rien. C’est vraiment le cœur névralgique de tout ce qu’on va faire dans les prochaines années à la montagne pour devenir une montagne quatre saisons», annonce André Roy, vice-président et directeur exécutif du Groupe La Massif.

La première phase du projet devrait permettre la construction de 124 unités à temps pour le lancement du vélo de montagne prévu le 20 juin 2020. Il s’agit du début de la croissance et de la diversification de l’offre estivale autour du Massif de Charlevoix qui est déjà reconnu pour ses pentes de glisse qui permettent de pratiquer plusieurs sports hivernaux. 

Le Camp de base n’est pas le seul projet d’envergure à s’installer près du village de Petite-Rivière-Saint-François. Un Club Med y ouvrira ses portes en 2021. «Il va y avoir le village de Petite-Rivière-Saint-François, le Club Med et le Camp de base. Ça fait une belle continuité. Les gens vont pouvoir profiter de l’ensemble de ces beaux paysages-là», explique André Roy.

Clientèle internationale

La proximité du Club Med attira potentiellement une clientèle internationale qui fait encore défaut à la montagne principalement visitée par la clientèle québécoise. Les deux projets devraient se renforcer mutuellement, selon les entrepreneurs. Ils seront surtout en compétition pour attirer la main-d’œuvre puisque la pénurie n’épargne pas le village de Petite-Rivière-Saint-François, informe Gérald Maltais, maire de la municipalité.

La présentation publique du projet devait avoir lieu ce soir, mais une tempête à forcer la remise de l’évènement au 11 mars, explique le maire satisfait du projet présenté. «Il n’y a pas de cours d’eau sur le territoire projeté et ça respecte notre réglementation en intégralité», soutient Gérald Maltais. 

«On a vraiment essayé de concentrer tous les services pour éviter tout ce qui s’appelle route, voie, voirie, aqueduc : on a vraiment essayé de tout concentrer pour avoir le moins d’impact possible sur la montagne», explique André Roy. 

Le projet tente de rester en harmonie avec «l’esprit de la montagne» en préférant des matériaux comme le bois et la pierre sur la façade extérieure des futurs bâtiments. «On a aussi des insertions dans les bâtiments pour que les gens puissent voir le fleuve et la montagne», précise André Roy. L’entièreté du Camp de base devrait être complétée pour décembre 2022.